OSA VIERA
El, diles-moi? n’y a l-il pas, par delà les monts, une jeune fille qui attend le retour dé son chevalier?
FIDÈLE
Aucune jeuno OUo n’allend mon rétour, madame... rosaiibra. acte passion.
Oh! tant mieux., tant mieux !
F1DÈI.R, à pari.
Ah çà, mais...
ROOAFIlnA.
Alors, tu peux aimer sur la terra étrangère... rien ne s’y oppose... Kl si une grande dame laissait tomber sur loi de sympathiques regards.., si elle rêvait ppur toi la richesse cl li s honneurs du rang suprême... cotte grande dame, (sur un autre ton) qu’en penserais-tu ?
fidèle, avec embarras.
Mui... duchesse... je me trouverais indigne de tant de
bontés...
ROSAPIERA.
Jeuno! beau! vaillant et modeste! il a tout! il a tout!... aU jo déchiro lo voile! Ecouter, prince, res*e> ici, pré» de moi, i l j» vous fais une existence céleri»*, et j’obtiens de mon frère la grâce do ce Pimpondor... je vous fais rendre les richesses de c« Matapa, dont vous deviendrez l'égal... et pour tout cela, qu'esl-ic que ju demande eu retour ? {Elle tutus les yeux avec pudeur.)
Air de» Laeeutts du foutre»!.
Un biqI, na regard qui ftseioa t En fi a le rente ee devine...
Piioce, pitié peur ma pudeur 1 Entent, tu me comprends sans doute?
J'ai fait les trtiis quarts de la roule,
A ton tour, «mm-moi luo e*ur,
J« le proclame mou vainqueur !
Fidèle t (Bis).
On ma dit encore assez belle,
El je ao:s encor demoiselle,. .
Ah! réponds-moi!
Si lu m’ offres U tôt,
Vu jour lu stras roi t
ralu.
Itfm t air.
Merci, merci, mademoiMlle,
Mais, bélss I le prince Fidèle ,
Me peut ries pour vslre bonhesr,
11 est entre noos des oüsUetM.,. M aostviaaa, uvec chaleur.
L'amour hit faire dns mincies.
riDKLK.
Apprenez donc la vdritA,
J’ai fais le *nu de ebasleri.
Duc lime! (Sis.)
A la déesse de sagette,
J 'si fait présent de tua jrunease, LbertJuz, ml foi l Chez un autre que mui.
Votre vainqueur et roi.
ROSAPIERA, acre dépit. -s
Il suffit!... puisque vous ne savez pas apprécier l'honneur insigne dont je voulais vous gratifier... Descendez donc juaqut ces gens-lâ pour être traitée do la sorle !
FIDÈLE-
Madame, veuillez croire...
ROSAF1SIU.
Vivo Dieu! Monsieur, en voilà assez ; je vous orJormo d'oublier le» honnêtetés que je voulais voua faire... Assutemunl jVloj» folio !
Floàut.
Duchesse... calmez- vous... de grâce... (Jtfvityut.)
ROSAFIRRA.
Assez, vous dis-jo ; voici le roi mon frère!
8 CCMC III.
Les Mènes, MIGONNET suie» de BüL'FFELABÀLLE, qui te nettoie la dents avec un énorme curaient, YILH*ENUl>>, d ta suite.
mioonnet, entrant .
Il fl tout mangé !!! Je suis dan* lo stupéfaction ! J’ai vu de gros mangeurs, jo l’ai été moi-même, tuais cet homme Ml plus qu’un boa, bien supérieur à une autruche, il enfonce tous haï carnivores connus.
ROC K» LMB ALLE.
Sire, jo réclame un peu dede*»url; quelques tourtes aux confitures, de U frangipane.
MIGONNET
Du flan!... lu auras du flsn!... C’est égal, de le voir avaler avec celle crincrin, ça ru’a donne un appétit féroce. Viltpcndos, qu’on ni»! serve un gru> dtner.
TILII' ENDOS.
Siro, il n’y a plu» rien à manger au palais..,
MIGO>N5T.
Hein? vous dites?...
• TiLinwroo».
Nous avons exéenté vos ord<«* à la lettre... Cet homme vionl de dévorer tout co qu'il y avait do paiu, de viande et do eûmes»
tibias dans toute la tille,
mQOKüKT.
Mille millions de jambonneaux!... mais j'ai une faim canine, moi !
vilifkndos.
A rimposMbk' nulu’est tenu... Sire...
MlGQNftST.
Oui?... Eli bien, si Ton no me sert pas A manger nvunt un rju.irt d’heure, jo f.us mettre h la bruche cuisiniers, marmitons, ministres ■ I médecins. Arrangez-vous pour me faire cuire quoi que co soit, assaisonné avec n’imporle quoi, mais que ce soit bon, et cuit tout do suite ! J’ai dit...
vi m i 1 endos f’tuciÙM et tort ; à BouffelabaUe.
SaUné glouton I
FIDÈLE
Sire, le moment est venu de tenir la promesse que vous m’avez faite, de rendre à la liberté le Bis du roi Malapa, et de restituer b ce monarque les trésors que vous lui avez enlevés par droit de conquête.
iKotnriT.
T'avais-je réellement promis cela, jeune aventurier? . Tu me le dis, je veux bien le croire... mais, de Ion côté. ne tn’avars-tu pa6 promis d’entreprendre « quelque chose d’extraordinaire pour le service de Ma Majesté?... » (7f appuie zur cttmou.) Hein... ne sout-ce pas h tes propres paroles ?
En effet, sire, ce sont mes paroles.
MlOOACiET.
Eh bien, franchement, mon fils, jo ne vois pas encore co oue tu as entrepris d'extraordinaire pour le service de Ma Majesté!... Tu m’as rendu jusqu’à présent le service do mo faire jeûner... et je ne t'en conserve aucune obligation, mille ventres de biche f
notas.
Eh quoi ( sire, exigez-vous que je vous rende votre parole?
suçon* et.
Je la reprendrai pardieu bien sans (a permission...
fidèle.
Je vouseupplicrai alors de mu dire ce uuc je dois entreprendra de nouveau pour mériter vos bonnes grâces et quel service je puis vous rendre en échange du celui que je réclame de vous.
ROSAFIEBA.
Il serait facile, sire, de mettre à l’épreuve lo courage de ce jeune présomptueux...
HI60NKET.
Comment cela, duchesse?
EOSAnXEA.
On a tout fait jusqu'à ce jour pour vous délivrer do ce dragon féroce qui, depuis si longtemps dévore vos troupeaux et vos sujets...
HIQOHKBT.
Corbleu 1 ma sœur, il y a des jours où vous avez do l’esprit comme un démon...
Munm.
Je parlais tout à l’heure de ce monstre horrible au prince Fidèle... et il me témoignait le désir do le combattre...
fidèle, à part.
Oh ! la perfide 1 comme elle se venge 1
moovifET.
Kh bien, jo n’y vais pas par trente-six mille chemins, moi, qu’il me rapporte la tôle de ce dragon, et je fais droit à toutes ses réclamations...
fidEle.
Sur votre honneur de roi, me le jurex-vous, sire?
MMomrfT.
Je te lo jure sur mon serptre, sur ma couronne et sur mon trône... bien que je n’y sois pas sur mon trône... Je l'engage ma foi de roi que si toi et les lions échappez au dragon... je vous accorderai tout ce que vous me demanderez... car alors, vous m’aurez rendu ce qui s'appelle un service.,. ( A part.) Je chercherai le moyen de me débarrasser de tous ces gens- II... le moyen est trouve... le dragon est invulnérable... ci il a toujours faim... (Haut.) bh bien, es-tu satisfait?
notai.
Oui, sire, et demain jo serais mort ou victorieux.
MIGOfcNET.
Je Tau te faire donner un guide qui te mettra au courant des
habitudes du monstre, el te facilitera les moyens de faire ss connaissance...
rosafieua, à pari .
Ah ! le dépit m’a rendue cruelle 1 Le dragon n’en fera qu'une bouchée.
MiGO.NMBT.
Il est bon de te prévenir que l'animal n'est vulnérable qu’à l'œil gauche... Il s’agit donc pour toi do lo tuer à l’œil, co qui n’esl pas extrêmement commode.
fidèle.
Celte difficulté ne (ait que rendre l'entreprise plus piquanlo MMONRIT.
U ne doute de rien, ce petit gaillard-là I
ROSafirra, bat à Fidèle.
C’est à une mort certaine que vous courez... Dites un mot el je vous sauve.
fidElb, haut et t'inclinant devant la Duchette.
Que je vous suis reconnaissant, madame, d'avoir eu si bonne opinion de mou oourage.
rosafikra, à part.
Ses paroles me transpercent le cœur 1
Fiotac.
Permeltez-moi, majesté, de prendre congé de vous.
Am <f Action. (Astre des nuits aux amant* tutélaire.)
Vert le dragoo, le cour exempt de crainte,
Ifo cette nuit je dirige met pat;
Je reviendrai vainqueur en cette enceinte,
On je aérai victime du Oépss...
■HONKIT.
Parts, la récompense Voua attend au retour.
Iflioiut, d port.
Héla? 1 pour lai, je proie,
Il n’atl plut de retour!
natta.
J’emporte l'espérance De revoir avant peu en séjour.
WCONBKT.
Au revoir, bonne cliance.
Hat d ta icrur.
Espérons que c'tel »oo dernier jour.
Ru ta fier a rssuu un* larme el t uil Uiffotttul fut la fait sorttr par la gauüu. L* prima t'idita le* talve et eort par ta porte de droit*.
Dixième Tableau.
LA FOM'AI.XE DU DHAG05.
An milieu d’un vatlp parc b demi «auvtue, a'élAre une superbe fontaine ornée de statues de marbre blanc. On aperçoit dans le lointain la cascad» qui alimente la fontaine. ÇA et U planeurs statues de marbre. — EDsl de clair de lune.