‹ La chatte blanche féerie et trois actes et vingtdeux tableauxChapitre 107 sur 120 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Lis PRicéorttTS, MIGONNET.

MtGONNrr, entrant en jurant.

Ah! mille millions de démons, c’est trop fort!... Impossible de dormir!... avec un tas de sylphe* et de farfadets qui vous font des niches du plus mauvais goût... qui vous asticotent d’une far *n déplorable !

VILIPENDOS.

Comment, sire, on aurait osé...

WGONNET .

Me tirer et me pincer le nez, oui... et d’une fière forcoî Ve* nez ici, que je vous en donne une idée... non ! je ne veux pat toucher ii votre nez... j'aime mieux manger quoi que ce soit .. allons, qu’on me serve et qu’on mange... après quoi, je vous passerai tous en revue! {On apporte au roi unrrcuelltde bois, avec une cuiller.) Uneécuvlle do bois?... A la guerre comme h la gu rre! (// mange, chacun Cimile.) Par ma fui, cette soupe aux choux est excellente... Ah ! mes gaillards... vous êtes d’une certaine force sur le potage aux choux, à ce que je vois .. j'adore les choux, moi, jç le confesse ; je n’ai jamais pu avec eux que d'vx<>'l Lents rapports... Allons! ... assez do gourmandise comme cela, qu’on se range en bataille, je yai» me coiffer de mon os jue, je vais m** casauer el jo reviens. (Jl sort. — On nonne de la trompette, tous les hnllebardiers se mettent en rang pour être passé» en revue. — A/tmgue.)

HuAüDM. Il vient M placer droit et Vépit au poing, au port d'arme t, à la t(le de la colonne, puis dit peu après;

Attention !... fixes... et immobile*! (A part.) CVsl étrange. .. je ne me sens pis bien, et si je savais que le roi ne vint pas tout de suite. (Haut.) Creur-d 'acier, je vous laisse le commandr-ment pour qu-lquos minutes... mon ami. {Il sort.) coeur-d'acikr, il tâche de prendra une contenance ferme, mais on voit qu'il n'est pas à son aise.

C’est drôle... je ne suis pas à mou aise... Comment diable ont-ils assaisonné leur soupe!... {Une pause.) Soldais, ne bouger pas... je vais chercher le général.)

U sort par U droit# k pa* précipitée. La premier soldat «‘agile un peu. puis donc* ta halbbaHc à ioq canarad# de RUtclie et sort. Le secoad soldat semble éprouver celte même envie de t'en aller, it repasse les dent hallebardes au troisième, qn les repasse au quatrième soldai, en y ajoutant la sienne; ce jeu e'eiérut* jusqu'eu dernier, qui se trouve elors tenir entre ses bras toutes les hallebarde» du peloton Ce dernier soldat lèche bientôt toutes les hallebardes, et le sauve dans la direction des autres.

MtcONKBT, rentrant avec son casque et l’èpte nue.

Mo voici !. . Soldats ! garde à vous ! Eh bien, que vois-je ?... I ou plutôt que ne voi»-je pas?... Comment, prrso ne! Mille trompes d’élephant ! me prendrait-on ici pour un roi de carreau ? pour un roi de carton ? pour un roi... Allons, bon, ’oi la colique !

I! ne manquait plus quv çi I... L<-s pen lnrds ' abandonner ainsi leur poste !... Jamais la soupe aux choux ne m’avait produit ret effet-là !... Mais je les punirai, malheur à eux I Je m«* sens horriblement indisposé... indispose contre eux d’abord... indisposé de toutes le» façon*... Je ressens le besoin de courir... après mes soldats... Ah ! ab ! ah S saprrrristi! que je suis donc niai à mon aise !... Mais la colère doit passer avant mon indisposition...

Aïs ; Amrmr sacré de ta Pains.

Amour «ocré de U veageeoce.

Rends-moi l'audere et U ssnté.

Je punirai tout d'insolence...

(11 l’arréu tout à coup. )

{Parlant.) Impossible de continuer... (Il sort vivement par la droits.)

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