‹ La chatte blanche féerie et trois actes et vingtdeux tableauxChapitre 17 sur 120 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Mêmes, excepté PETITPATAPON.

PlEKHET*. E.

Vous l'avez entendu... maman... et vous ne frémissez point d'indignation. . mais frémissez donc... papa...

LF, Pf-RK CHIENDENT.

Oui... ma fille... j'en auis-t-iudignél

LA MÊHK CHIENDENT.

Et diro que c'est c'tepas grand’ cliose-Ui qu’est cause de notre avanie.

IB PÈRE CHIENDENT

Attends voir un pou; arrive ici, mijaurée... et ouvre ben tes oreilles. Nous avons evu la bonté de le confier nos « lièvres et nos bestiaux h garder. Nous avons cvii la f •iblessu de te faim faire tous les travaux d’ la ferme. Mais du uniment que l’en ahuçf^ ri que tu nous fais de* misères... eu subjuguant le promis de Pierrette... nous te fl mquons dehors.

BLAKCUKTTE.

Ohl père Chiendent!

LA MÈRE CHIENDENT

C’est ça I Tu vas prendre une feuille de chou, tu ferai ton paquet dedans, et tu déguerpiras.

BLAHCEim.

Vous me chassez?

PIEHRETTE.

Oui... et c’est ben faitl

KS»tHnte, excepté BtancheUe,

Am du Serment.

TAc-he d'obéir,

V»-tVn, ijiif le diable L'cluporle,

Regarde not' porte

AGn d' jamaia y retenir.

Ile lortent loua trots.

SlCNE VU.

BLANCHETTE, puis I.A FÉE DES BHDYÈBES, sous la figwe

d'une vieille femme.

BLAKCUKTTE.

Chassée 1... sans asile !... que devenir t... que Taire !... O ma marraine!... vous files bien vengée! (Musique. — Une pâture vieille portant un fagot sur son épaule parait au fond du théâtre. — Elle t’appuie sur son bâton. — Air ; Un bandeau courre les yeux.)

LA FÊB.

Je n’en puis plus !... je succombe... je sens quo je n'irai pas plus loin...

BLaNCHKTTE, courant à elle.

Qu’avez-vous, pauvre femme?

, LA FEE

Je croyais pouvoir porter ce fagot jusqu’è ma chaumière., mais je n'en aurai pas la force.

F h bien, reposez-vous un instant sur co banc... ( Elle l’y conduit.) Quand vous serez reposée... je potlerai ce bois jusqu’è voue demeure et vous vot.s appuierez sur mon bras pendant lu rou 10 .

LA FÊK.

Merci... j’accepte... et je vous demanderai un pou d’oau pour apaiser tua soif...

blascheite, fui offrant son lait .

De l’eau... buvez plutôt cette tasse de lait...

la p£k, la prenant.

Mais... c’est ton déjeuner, sans doute...

Oui, et v’ià la cause de sa froidure... Parait que la chevrière Va enjolé, l'a ensorcelé.

Par exemple!...

petitpatapon.

Eh bent oui, je la goûte, je la prise, je l'idole, la chevrière...

m PIERRETTE.

Oh! la, la!... Vous l'entendez?

PETITPaTATOX.

Et vous, Pierrevte... vous ne m’allez point... F.t j’ m’en allons pour ne point nous dire des choses qui pourraient offusquer Tout’ a tueur- propre... Ué le bonjour, le* Chiendent... (// sort.)

Oh l je n'ai pas faim, bonne vuille...

LA FÉE

Pas d’appétit... à Ion âge... (Au moment de boire la KieilU regarde le lait et dépose t'ècucllesur le {kmic.) C’est étrange!...

Que regardez-vous si attentivement?,..

LA FER

Je vois dans co laittout ce qui se passa dans ton cœur...

blanchktte, dans le plus grand étonnement.

Comment?

LA FÊK.

Oui, j’y vois de l'amour... Oh ! oh ! ma mie, c'est d’un prince que nous sommes éprise...

BIARCHBTTB.

Vous voyet cela ?

la féi.

J’y vois eucore, mon enfant, que ton amour n’est pas ordinaire, et que pour ton bicn-uimé, tu serais Capable d'entreprendre de grandes choses...

BLASCRirm.

Uh! ouit... Mais hélas, sais-j” seulement s’il vît encore I

LA riïK, regardant toujours l' écuclle de lait.

Oui, il vit encore... (Mouvement de joie de Blanchrtte.\ mais il est prisonnier d'un mécnaol ho i et il est bien garde.

BtA>CHKTtr., virement*

Vivant!., et dans quel pay s?... et comment le revoir?., pouvezvous nie le dire? Oh! regarde/, regardez encore...

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