SCENE ni
PIMPONDOn évanoui , BLANCHETTE.
blanchette, arrivant toute parée.
Quel horrible temps !... J'ai «perçu au loin un bâtiment que la mer a englouti... Ah ! mon Dieu 1 que vois-je là? un naufragé... un homme sans doute... je n’ose approcher... niais il a peut-être besoin de secours. (Elle approche.) Comme il est pâle - (Elle soulève fa télé.) 11 a fait lin mouvement... ses yeux se rouvrent.... (A part.) Mais ça n’est pas vilain du tout ud homme...
nxroRDoi*
Où suis-je?...
Au château do la Rorhe-Noire.
rmroNuon, otvc horreur.
Le château des sorcières ! { Jl te lève et regarde autour de fft!)
BLANCHETTE. f*
Des sorcières!... mais non, monsieur; c’est le château quo j'habite.
pimpondor, la regardant arec admiration.
Vous !... pardon I... c’est donc alors le séjour des houris, des anges ou des fees... car vouf devez Appartenir à l’une de ces trois catégories... ÿui êtes-vous? ü èifw |flgclique I comment vous appi'llo-t-ou?
■LJKCHITTt.
Je m'appelle Planchette; et vous?
piUPpKDOIt.
Moi, je suis le prince Pintjwndnr.
gUNcuxm.
Oh ! le joli potn t
piMKixnoa.
Oui, c’est gentil, c’est ronflant... Mon père est Je roi de Matapa. Il avait équipé un navire pour me faire fgjre un voyage d'agrément, qqé < utto maudite tempête a interrompu, comme vous avez pu vqtf.,. mon équipagu m\ perdu, ei je lo serais moi-même si la providence ne m'eêt ppqlié sur ce rivage hospitalier...
BbèKCflKTTB, rinlvrramfftnf.
Prince! ne vpi|$ hâtez pas «Je rcmetf-iar J« PwfitJflgce, 031 vous courez encore les pjui graqds datifs.
FIMPUIbAkua.
Quo voulez-vous dire?
La fée Violonto est ma marraino.
riMronnoR.
Votre piarraine est violente, et elle est fée... diable!
BLANCnETTB.
Aucun homme, avant vous, n’avait pu aborder ce rivage, protégé du côté de la mer par des écueils insurmontables, et du côté des terres par des monstres hideux qui en défendent VfUttfée.
PIMPONDOR.
Et qui probablement en défendent également la sortie... Oh! peu m’importe! Maintenant que je vous ai vue, adorable Blanchetlel... oh I maintenant, je renonce à mes pérégrinations pour me Axer dans cette presqu'île.
An de Caleb. (Non jaunit jè B* vous causerai <T peine.)
O pour moi quel présage I Je scot battre mon cour!
Oui,
Croyex-en mon langage, »
Aimer, c’est le bon beur. j 1 *'
J’allai* chercher mainte aventure,
Dana le* pays le* plu* coquets.
Et demander h U nature.
Se* chefs-d'œuvre les plu* parfaits.
A quoi bon courir l’aventure Puisque vous habitez ce* lieux T Que driuanJrr è la nature.
Quand «eu ebef-d'œuvre e*t sous mes yeux f
ENSEMBLE
riuroxoos.
Pour moi quel doux prtagel Je sens battre mon cœur.
Croyez à mon langige,
Aimer, c'est le bonheur.
PiAIJCtlETTf.
Pour moi qqd doux primage I Je sens battre mon cœur.
Je crois è son langage,
Aimer, c'«*t le bonheur.
(Parlant.) Parlez toujours, pnneo Pimpondor... tout ce que tous tnt- dites uic cause un trouble délicieux.
PIMPUKOOIl.
El vous rno jurez que jamais un aulro...
SLARCBOTI.
Puisque tous êtes le premier homme que je rois, età qui je parle...
NMrONOOK.
C'est vrai, je puis être h pou près sûr... El comment trouvez* vous cel échantillon du sexe dont vous ne faites pas partie?... blanchette.
Moi, je vous trouve très-joli !
pinrosDOR.
Vous êtes bien bonne.
BLARCIIETTS.
• Seigneur, je ne suis ui feindre ni mentir... et j’ai peut-être tort de vous dire cela...
NMPONDOR.
Non pas. . j’aime votre brusque franchise... Parlons à cœur ouvert... Votre marraine, la fée Violente, vous tient prisonnière sur ce rivage, d'après ce que j'ai pu comprendre : quel est son but en agissant ainsi?
Dès mon enfance, elle m'a fiancée à un puissant monarque. piuroRDOn.
Èt lo nom de ce monarque?
Le roi Migonnet.
pmroxDûn.
Migonnet!... ce monstre dont on ne parle qu’avec terreur...
Vous le connaissez?
FIHBORDOR.
De réputation seulement... do mauvaise réputation. C’est uu être hideux qui commande, dit-on, à des armées invincibles; on le dit féroce, toujours eu colère... 11 égorge les gens [mur un oui ou pour un non... et l'on assuro qu’il brutalise li s femmes j
Et c’est IA l’époux que ma marraine me destine?
piiiroNnon.
C’est que Migonnet est quelque peu magicien... et les fée» protègent assez volontiers les enchanteurs.
O ciel ! auo vais-je devenir?... Résister aux volontés de la fée Violente, c est chose impossible!
PIMPONDOB.
Et la fuite n’est pas chose facilo non plus, n’est-ce pas? mai» comme nous n’avons que ce moyen, il faut le prendre. BLANCHETTE.
Mais ils nous poursuivront.
PIMPOXOOR.
Bah! l'univers est giaud... Blanchettel tant qu'il me restera un souille... tu n’auras pas d’autre époux que le prince Pimpondor.
AiR : Jadis un Sylphe aimait Marie.
Je U profère à nwn royaume,
A Ira pied*, je mel* ma grandeur.
Cberehon* un simple loil de chaume.
Et la, cachons noire bonhebr...
■LannuTTi.
Oui, U voix a touché mon cœur.
Tous deux fuyoos... A toi je m'abandonne'!
Soie mon époux, commande, ordonne.
Je veux t'aimer et l’obéir.
HXKMMI.
Blancheur, on peut anéantir, t. 'espoir dont uton «nie est ravie,
Mail il faudra m'6U-r la vie.
■LANCBCTTC .
Mourir ! (Bit.)
(Parlant.) Non pas, cher prince, il faut vivre... et une voix qui vient de mon cœur me dit tout bas:
Suite de i'oir.
11 est un dieu pour tes amours,
Qui vient toujours A leur secours.
Mou ecour lue dit qo'il vient toujours,
Toujours,
A leur secours.