SCENE X
On voit par4lre succe«*i veinent ; un hibou énorme, une grande chauve- Bourin et un gn>« crapaud. Cea animaux «• réuniatent au milieu du théâtre et semblent *e consulter. Le hibou va- te mettre en vedette et poutie lien lit un cri perçant. Mu tique d'Anna Bolena. (Introduction du murceau : Ftri tu.)
BCEXE II.
Les Mânes, LA FEE VIOLENTE, puis les trois SomciIrfr.
A peine le hibou a-t-il pou**ê «r-n cri «auvnge, qu'on voit paraître la fda Violente.
V10LBNJK, <4 U kllfOU.
Messager de la mort... (Aux autres.) El vous, serviteurs des sorcières soumises à mon pouvoir, l'heure du sabbat a sonné... d’où vient que jo suis ici U première?
Troie vieille* sorcière* sortent immédiatement da terre «i viennent s'incliner devant 1* Fée.
L’rda, Vérandi et Skalda... images du Passé, du Présent et do l'Avenir, vous savez ce qui m'amène.
Les troia sorcière* font un signe affirmatif.
Vous avez promis de m'apprendre ce qu’était devenue ma fille adoptive, et j'ai promis, moi, de vous rendre la jeunesse et la beauté.
Elle «‘approche des (rota aorcière*, Ira lourhc de *a baguette. — Elles viennent jeune* aussitôt, et leur coutume de haillon* fait pince à un rot-
LA CHATTE BMNChR 13
, ln§ hiiarr* et gravirai. Le* Irai» sorcière* CMMBRMFRt à *c- regarder avee joie, puis loolaîlnfliner devant I# fée V oient» qni rsntinu* :
J’ai tenu ma promesse, à vou» «le l«nir la vrtire... Blanchette a-t-elle trouvé la mort dan» les flt»ts ?... Voilà ce que je veux savoir... répondez .. * a
S«r un signa Je l'une de* trnis *or«*ière«, plusieurs démon* apportent nn trépied arec une chaudière qu‘ils plscent au milieu du théâtre; puis ila cntoureol cette chaudière de gn sse* pierres.
Allons, que le sabbat commence, et que la verveine pétillé sous U chaudière.
Les démons allument la verveine; les sorcières jettent dans 1a rhaudièra une écharpe que leur donne la fée Violenta, et que Blanchette a portée, un «erpent et une culnmbe. Mais avant d'engl»uiir ras objets, élira forment différentes poses et prennent des attitudes diverses. — Olla-ai en a e drapant dans l'écharpe, celle-là en irritant le serpent, qui s’est tuUeé ! à son bras, l’aulreea tenant au-de**u* d- «a tète la pauvre colombe qui bat ) des ail**.— Pendant cette cérémonie, le hibou et U chauve-sou ri* agitent j leurs ailes, *t la crapaud fait des sauts autour de la chaudière. Les grottes pierres qui entourent la chaudière se changent aussitôt en têtes de mort lumineuse». pni«, une sorcière frappant le rocher qui est à droite, avec une branche de hom, qu'elle est allée cueillir, on y voit écrit an ' lettres de feu : * Blanchette existe. »
VIOLETTE
Mes pressentiment ne me Iront paient donc point... elle existe I (Les lettres di'paroisserl j Et pouvez vou» inudire où j elle est T... ce quMIe fait?... (Les sorcières répand* ut que non.)
Si votre science ne va pas jusque-là, c'est que Bhiichelte est [ maintenant protégée par une puissance égale a ta mienne... l'eu m'importe, je 1* saurai ! (Aux sorcières.) Suivez- moi... (Aux démons et aux bftes.) El vous, gartiez toujours avi vigilance l'entrée de ce souterrain, qui conduit dans un empire ignoré des mortels; ceux d’entro eux qui y pénétreraient potin aient se rendre maîtres do ces talismans, qui souvent rendent nos volontés impuissantes... Il iaulleuren interdire l'accès... Démons, faites bonne garde t
Le b troia sorcière* •« groupent autour d‘e||* et di*parai***nt wiue terre.— Deui démous restent seuls, il* vont s’asseoir auprès «lu rucher, et ils se mettent « jouer au lansquenet arec de* carte* |ibo*pkurraceut«s et lumineuses. Ils se disputent * tau»lra coup*. Bientôt Fead-IAir vient tomber «n deui bonds au milieu d'eui.
SCB1VH XXX
Les DiUiovs. FF.NO-T. AIR, puis peu après I F PRINCE FIDÈLE,
Phi ITi’AT \PON, FORI h-ECHINh. FI NE-ORI II.LE, BOUR- RASQUE, TRINQLKFORT et Bol' FFI.LA BALLE.
Une lutte s'engage entre Fend-l’Air et le* deui damons. Fend-l'Air leur échappe; le bibou, la chsuvc-snuris et le rrapauJ reviennent, escortés de différents monstres. Fidèle, la branche de bruyère b la main Petitpatepou et les autres arrivent successivement. Bnurrssque eutre la dernier.
Ils sont tous armés.
pbtitpaTapon, un peu effrayé.
Oht oh!... il y a mauvaise société par ici... Voyez donc ce r hibou... Voilà un hibou qui est un peu chouetle, par exemple! •
El ce méchant crapaud qui a Pair do vouloir nie mordre les I
mollets... tu n'y parviendras pas mon cher ami.
Les monstres qui s'étaient tenus à l’sflû; jusque-là, font un mouvement agressif.
FIDÈLE
Arrière, monstres!
FORTE- ÉCHINE
J'ai bien envie de casser les reins h tout ça... mol I
, BOl.'FFEt.ABALLB.
1 /» premier qui s'approche, je It* mange! ça doit être mauvais... c’estégal, je le mange!
BOURRASQUE
Ne bougez pas! laissez-moi (aire, je n’ai qu’à souffler un peu \ pour balayer tout ça...
M isiqiie. — Le* Monstres veulent se précipiter sur Fidèle et se* compagnons', une lutte s'engage d’abord, puis Bourrasque se met à sgufller et il renversa les monstre» q ô «n relèvent et ** sauvent.
PE1ITPATAPON.
La place nous reste 1
FIDÈLE
Cherchons maintenant l'entrée du souterrain qui conduit au
pays d« « bijoux. Fine-Oreille, à loi d'agir! (Musique. — #*Vnr- Or cille <c couche à ferre à différents endroits et se colle l'oieillt contre le sol.)
FIVE-IIRRILLB.
Non, là, le murmure d’une source,..
PET1TPATAPON.
Il est à la source...
FIDÈLE
Ecoute, et cherche avec soin.
FINK-0RKILLB. ,
Rien ici.
FIDÈLE
Va plus loin, courage; n’entonds-tu pas quelque bruit?
FINK-OnXILLE.
Rien encore. (Il va ailleurs.)
FIDELE
Cherche toujours.
fine-orcili.p,, auprès du rocher.
Cestlà!
FIDÈLE
C’est là ! silence.
FINE-OREILLE
J'entends des voit... un bruit étrange... oui, ce doit dire ici... et si eu rocher était enlevé...
FORTE- ÉCHINE
N'ort-ce que cela? (71 soulève le rocher et le fait rouler dans la coulisse.)
FIDÈLE
Bien!
FRTITPATAPOIV.
Bravo!
fine-oreille, écoutant à la place où était le rocher.
Nous y sommes! •’est bien ici!... Tenez, voyez cette dalle... cet anneau de fer...
FORTE- BCHTNE.
Un anneau? (// ta powr soulever la dalle. \ Tiens, tiens, ça a l'air de vou'oir résister... (ü’. /viuwf la dalle.) Ça serait curieux... allons donc!
Il toulèv* un énorme bloc de rocher qui masquait une entrée souterrain*. fidèle, regardant dans le souterrain.
Des marches de cristal!. . Ce doit dire cela ! Petilpa lapon, tu m’accompagneras. Vous, mes cnrs v< us resterez ici, car les monstres qui défendent l'entrée ili c». HLtcrrain voudront, sans aucun doute, s'opposer à notre sortie...
FORTE* ÉCHINE
Rassurez-vous...
BOURRASQUE
Nous serons là.
FINE-OREILLE
Fntrez vite... car j’entends venir comme une armée de Stables.
Fidèle *t Petilpatapon di«p«rai*tent dana la souterrain. A peine ont-ils disparu que d*u» grand* diable* arrivent et en referment iVnlrée. l’a* fouir de diable i-t d- monstre* reparaît. Combat général ; rugissements à intérieur Forte-Échtne et ses compagnons dispersent le* démons et courent à leur poursuite dans toutes les directions. — Fin du tableau.
Septième Tableau.