II AVERTISSEMENT
singulièrement au reniarquahle opuscule que M. D. Jouaust réimprime aujourd'hui. On a l'habitude, sans motif sérieux, de donner la touchante histoire du paria à la suite de l'immortelle idylle chrétienne^ les lecteurs considèrent la Chaumière comme une sorte d'appendice, et la parcourent distraitement, ■ — ou ne la lisent pas du ■ tout.
Pour mettre dans leur vrai jour ces pages charmantes, il est donc à propos de les publier à part. Elles garderont ainsi toute leur valeur, tout leur parfum, et, nous en sommes persuade, les aniis fervents de la saine littérature renoueront volontiers connaissance avec ce récit, où l'esprit du meilleur aloi se trouve joint à la douce charité de l'Évangile, et dont le but principal est de nous montrer les précieux avantages de la paix avec soi-même, de l'amour du prochain et d'une résignation née de la confiance en Dieu '.
I. M. Aimé Martin, qui a parlé de Bernardin de Saint-Pierre d'une façon très-détaillée, raconte que, dans le cours des campagnes d'Italie, Napoléon, dont la gloire était alors toute nationale, avait écrit une ravissante lettre à l'auteur de la Chaumière indienne, aussitôt après l'avoir Jue : — « Votre plume est un pinceau, lui disait-il.