‹ La chaumière indienneChapitre 7 sur 21 · AVERTISSEMENT VII · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT VII

Paul et Virginie : ce petit livre honore et embellit les temps dont nous écrivons l'histoire littéraire ; il unit des vues philosophiques à tous les genres de mérite qui distinguent Paul et Virginie; il respire une raison aimable qui sent avec délicatesse, plaisante avec grâce, sourit même en s'attendrissant, ne prêche pas, mais persuade, et, toujours ferme avec douceur, reste inaccessible aux préjugés. Comme l'auteur peint tout ce dont il parle, Bénarès et les bords du Gange, et le temple de Jagrenat, si respecté des peuples de l'Inde ! Comme il fait sentir le respect des brames pour les brames, et leur mépris pour le genre humain ! Comme il met bien en contraste l'orgueil ignorant d'un grand prêtre et la modestie éclairée d'un paria! Comme il est simple avec élégance, soit dans le récit des amours du paria, soit dans le tableau des divers aspects que présente, au milieu de la nuit, l'intérieur à demi silencieux d'une grande ville, soit dans le tableau plus doux d'une humble famille, heureuse sous le toit qui la couvre, au sein du champ qui sullit pour la nourrir! Il n'enfle point sa description de ces épithètes tant prodiguées par ceux qui ne font que dénaturer

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