LES MÊMES, HENRIETTE
HENRIETTE
Ah! mon ami, vous a-t-on remis un papier?
RiCHEPANSE, d'uu air dégagé.
Oui, ma bonne... comme c'est heureuxque tu l'aies retrouvé.. . Je vais y aller.
HENRIETTE, à. pari.
Enfin ! . . . {haut. ) Comment î . . . c'est encore la garde nartionale?
RICHEPANSE, du même toH.
Oui, parce que je ne suis pas équipé au grand complet... comme si le patriotisme tenait à un sac en peau de chèvre?... Mais, je cours me justifier, et je reviens, {bas.) Potel, veille sur mon épouse I...
POTEL, bas.
Comme sur la mienne propre, monsieur.
RICHEPANSE, baS.
Non pas, diable!... Un peu mieux, si tu peux. {Il prend son chapeau.)
HENRIETTE , à son maru Eh bien!... vous ne m'embrassez pas?
RICHEPANSE, t' embrassant.
Si fait, mon chat!...
EEjumETtE, d'un air affligé.
Comme C'est contrariant!
RICHEPANSE, lUmitant.
N'est-ce pas?... {bas, d Potel.) Décidément, mon vieux, les femmes sont atroces !
HENRIETTE
Air : Ah ! c'cadet^là.
- Allons, parlez, mon cher ami, Mais revenez bien vite ;
Car, ici, je me meurs d'ennui Lorsque mon mari Me quille.
RICHEPANSE, d Potel. ' Quel senliment
Si touchant Soudain lui reprend!
On croirait, à l'entendre, Que si je tardais un instant, Elle irait sur-le-champ Se noyer ou se pendre.
POTEL, d Richepanse.
Des femmes je connais à fond .' '- Les petites manœuvres ; Ce sont des serpens qui nous font * Avaler d'fièr's couleuvres!
HENRIETTE
Vous n'êtes pas parti ?...
RICHEPANSE
Voilà! voilà, bobonne!...
ENSEMBLE
HENRIETTE
Allons, parlez, elc.
RICHEPANSE et POTEL.
. „ éloignons-nous „. . Allons, „ .^ d ici :
' éloignez - vous ' •.
T., . revenons , .
Mais bien vile :
revenez •
Car ,, femme se meurt d'ennui vol'
Lorsque son mari
La quille.
[Ils sortent d gauche. )