ENNEMIS NATURELS
Cette espèce compte un très grand rorabre d'ennemis naturels. De petits parasites hyménoptères s’introduisent dans ': - œufs et les détruisent, un grand nombre de parasites diptères et hyménoptèr:: tuent les chenilles et les chrysalides, et beaucoup d'insectes c:ruassiers leu. font également la guerre. Certains champignons et bactéries, -‘:. se propagent rapidement au cours d’une épidémie, détruisent un grand nomore de chenilies et sont parfois l'agent le plus actif de destruction.
La dernière invasion de la chenille houppée à taches blanches dans l'Est du Canada s’étendit d'Halifax à l'Ouest de l'Ontario et dura de 1903 à 1911. Mais il n’y eut nulle part une très grande abondance de chenilles au cours de cette période, et l'invasion fut finalement et subitem nt enrayée par l’action des parasites et des champignons. L'espèce se propagea en silence depuis cette époque et maintenant que la rareté de ses parasites lui a permis de se multiplier, elle commence à reparaître en grand nombre. A la longue, ces parasites arrêteront sa propagation, à temps sans doute pour sauver la vie des arbres, mais pas assez tôt pour empêcher que beaucoup d'arbres ne soient défeuillés au cours de l'été.
Quelques-uns de nos oiseaux indigènes nr ingent les chenilles poilues comme la houppe à taches blanches et sont des sacteurs importants de destruction naturelle, dans les districts où les chenilles pullulent. Malheureusement l'homme et le moiïneau anglais s'entendent pour chasser les oiseaux utiles du voisinage de nos villes, si bien que la chenille houppée et les autres insectes des-
tructeurs se trouvent plus en sûreté dans nos centres de population qu’en pleine campagne. On ne saurait mieux faire pour prévenir les insectes que de protéger et d'encourager nos oiseaux insectivores