DONT LES TOURNOIS ONT ÉTÉ
l'objet. 1° Condamnations de l'Eglise : a. Enumération des sentences et anathèmes des Souverains Pontifes contre les tournois, depuis Innocent II jusqu'à Clément V, 681, 682. — b. Conciles qui ont interdit les tournois. Conciles de Reims, en 1118 (Con-
cilia, deLabbe,x, 985), et en 1148 (ibid., 1112). — « Quod siquis ibidem caesus vel mortuus fuerit, pœnitentia ei et viaticum non negetur: ecclesiasticatamen careatsepultura. » (Concile de 1148.) — La sépulture chrétienne doitelle être refusée aux chevaliers qui meurent dans un tournoi ? Dans le manuscrit 4 de la bibliothèque d'Agen (fin du xn« ou commencement du xm« siècle, f» 124), on lit un modèle de lettre adressée par les prêtres d'un diocèse à leur évêque pour l'interroger sur ce cas épineux. L'Évêque conclut dans le sens du concile de 1148. — Les tournois n'ont pas été moinssévèrement condamnés par les docteurs, par les théologiens, par le3 sermonnaires des xn* et xni« siècles, 682, 683 : * « Maledietas illas nundinaspost festa pascbaliaprcefixeront. Vel dissuasione vel vi, totis viribus vos opponatis ne liât hoc. » (S. Bernard, Lettre ccclxxvi, à Suger.) « Torneamenta ideo a sacris canonibas prohibentur, quia mortes et alia mala exinde proveniunt. » (B. N., lat.
16420, xiii* s. Summa de casibut abbreviata, f» 60 : De Torneamentit.) — Condamnation des tournois par les rois, et notamment par Philippe Auguste, saint Louis, Philippe le Bel, 683. — Interdiction générale pendant la croisade.
« Cum omnino tune tempoiis propter dominici sepulcri peregrinationem in toto orbe lerrarum inlerdicta fuissent torneamenta. » (Lambert d'Ardres, éd. du marquis de Mesnilglaise, p. 213.) — VI. Jugement général sur les tournois. 1° Arguments contre les tournois. On ne saurait y voir que des conflits barbares et trop souvent mortels, 673; 677-679; — et une forme nouvelle de la guerre privée, 676. — Ils prêtent à tous les excès d'une mauvaise galanterie, 687, 688, n., 692;
— et à de folles prodigalités qui ruinent les meilleures familles, 700. — 2° Arguments en faveur des tournois. Les tournois sont une excellente école de guerre. Ils entretiennent l'esprit militaire de la nation et la préparent à tous événements, 673, 674; 684.
— Ils alimentent en outre le commerce du pays et font vivre plusieurs corps de métiers, etc., 674. — La question semble résolue par les condamnations de l'Église et de la Royauté, qui ont été citées plus haut.
Tournois db Cbauvanci (Lee), œuvre du xiii" s., 677, n.; 684 et n.
Traîtres (Geste des), 37.
Trébuchet, machine de guerre à contrepoids fixe, 759, 760,
Trbfs = tentes, 731-736. V.
Tentes.
Trenchefer, épée de Grifon, 708, n.
Trésor des châteaux, 515, n.
Tressoir, coiffure de luxe, 415, n.
Trêve de Dieu, 6.
Tbiviom. Sa place exacte dans la grande classification des sciences au xu« siècle, 149.
Troie (Légende de) au xn» siècle. Résumé, 165, 166. — « Les Français descendent des Troyens » : origine et développement de cette fable, qui n'a guère été répandue que parmi les clercs et dans la société savante, 168-170.
TroIlus « a pour fils Turcus, origine desTurcs, tandis qu'Hector a pour fils Francus, souche des Francs », 169, n.
Trompettes (buisines, araines).
Différentes sonneries : la menée, c.-â-d. la charge; Vannée, c.-à-d. le ralliement; le retrait, 748, 749.
Troyes (Palais de), 519-520, 523. — Sa grand'salle, 605.
Tuiles vernissées employées pour la couverture des palais, 522.
Turcs. Origine légendaire, 169,
Turpin (L'archevêque), 253.
846 TABLE ALPHABÉTIQUE (UNIVEBS — VlAGGlO).
Univers (Système de V), selon la conception du xn» siècle, 150, 151. — L'univers d'après une figure deV Image du monde de Gautier de Melz (B. N., fr.
25407), fig. 18, p. 152.
Vair, fourrure. Le gris est le dos de l'écureuil du nord ; le vair est le ventre du même animal, que l'on emploie en échiquier avec le gris, 340 et n. ; 401 ; 555, n. ; 652, n.
Vaisseaux au xne siècle. Description détaillée, 723-727. — Dromons ou nefs de guerre; chalans ou vaisseaux de transport ; huissiers, transports spéciaux avec huis pour les chevaux, 727. — Proues ornées parfois d'un caput efjigiatum, 726, 734, n. — Textes à l'appui, 734, n. — Cf. la représentation d'un vaisseau, 766, cul-de-lampe.
Vaisselle, 625-628.
Valet (Petit vassal, vassalelus).
C'est un des noms de l'aspirant à la chevalerie, 195. — A ce point de vue, le mot « valet » est un synonyme d'enfant et de damoiseau, 195.
— Pourquoi ce mot a-t-il été discrédité? 196, n.
Vantaux des portes, 491.
Varocher, un des personnages de Macaire; pauvre bûcheron qui est fait chevalier, 115;
Vassal, vassalité. Le vassal doit la plus stricte obéissance à son seigneur, dès que celuici ne lui demande rien de contraire à la foi ni de préjudiciable à l'Église et aux pauvres, 73. Cf. 75, 76. — Devoirs du vassal envers le seigneur durant la tenue du fief : 1° le service militaire ou Yost; 2° le service in curie ou la cour; 3° l'assistance ou le conseil; 4° le service pécuniaire (aides, etc.), 21. — La vassalité est moralement fondée sur la reconnaissance, 74, 75; — et ses liens sont plus forts que ceux de la famille, 76. — Dévouement du vassal poussé jusqu'à l'héroïsme : épisodes sublimes,
75 et suiv. — Différence essentielle entre le chevalier et le vassal, 21.
Vassale. Comme quoi la vassale peut réclamer un mari de son suzerain, 343-344 ; — et comme quoi le seigneur peut, en de certaines circonstances, la contraindre à se marier dès l'âge de douze ans. V. Mariage.
VEAnTRBS.veltres, etc., chiens de chasse destinés surtout à la chasse de l'ours et du sanglier. On dit encore un « vautrait » pour désigner un grand équipage de chasse entretenu pour le sanglier ou les bêtes noires , 183.
Veillantif, cheval de Roland, 327, 727, n.
Veillée. 1° Grandes veillées liturgiques des deux nuits de Pâques et de la Pentecôte, d'où la veillée des armes a sans doute tiré son origine, 251 ; 286 ; 310. — 2» La veillée des armes, 272; 286, 287; 289 et n.; 314-316. — Textes cités, 289, n. — Elle n'a pas été partout en usage, 289,*et Roth (loc.cit.,p.2S0) n'en a pas trouvé de traces en Allemagne. — Veillée des armes en l'honneur de la Vierge, 289, 375; — ou dans unechapelle consacrée à saint Martin, 315, n.; — et, quelquefois , avec l'assistance d'un jongleur qui chante au damoiseau des chants militaires et pieux, tels que la Vie de saint Maurice : « Et quant la nuis se prist un poi à esconser, — Cascuns fait devant lui un grant cierge alumer. — La Vie saint Morise lor canta uns jogler. — Ceste cançons dura desci qu'à l'ajorner. — Et il furent molt prest d'oïr et d'escouter. »
(Elioxe, liomania.1890, p.334.) — 3° Veillées pieuses avant une bataille, avant le duel judiciaire, etc., 289 et n. — 4° Veillées de tous les soirs dans les châteaux : récits des pèlerins, 671. — 5» Veillée des morts. Cierges allumés
en très grand nombre autour du mort ; encensoirs qui brûlent ; sur les tapis, tout autour, sont assis les parents et les amis; le corps est, au matin, porté à l'église, 778,
Venaison. Place importante qu'elle occupe dans les repas du xn« siècle, 833, n.
Vénerie, 182-184, 702-704.
Ventaille. C'est la partie inférieure du capuchon de mailles, celle qui couvre le menton, 720, n., et fig. 135, p.
721, etc., etc. La fig. 43, p.
322, en donnera une idée exacte.
Véracité considérée comme un des principaux attributs de Dieu dans les chansons de geste, 81; — et comme la marque du caractère français, 79.
Vergers toujours placés en dehora des murs du château et plantés tantôt près du donjon, tantôt près de la barbacane, 526. — Leurs caractère etphysionomie ; épisodes dont ils ont été le théâtre, 526-529. — Repas dans un verger, 617.
Vermant (Aisne). Cuve baptismale, 108, fig. 9.
Verre (Peinture sur). Ses procédés au xu" siècle, 612-615.