CHAPITRE II
t DES CORPS ÉLÉMENTAIRES.
On appelle en chimie corps élémentaires ou simples ceux qu’on n’a pas encore pu décomposer, et qui, par leur réunion ou leurs diverses combinaisons, forment toutes les substances qu’on voit dans la nature. Ainsi l’EAU, l’ATR ne sont pas des éléments, puisqu'on sépare les substances différentes qui les composent.
Nous ne nous occuperons que de ceux qui jouent un rôle principal dans la vésétation, et
qui, par conséquent, intéressent Pagnçuti-ur, Ce sont l’oxigéne, l’hydrogène, l’azot”, :: ciiore, le
carbone, la silice, le soufre, le phosphore.
Les métaux, au nombre de 42; sont aussi des corps simples. Les principaux sont le platine,
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l'or, l'argent, le fer, le cuivre, le plomb, l’élain, “le zinc, le mercure où vif-argent, le potassium, le calcium, le sodium, ctc., etc. Ces trois der-
“niers n’existent, dans la nature, que combinés “avec l’oxigène sous forme d’oxides ou de terres. #Ts foiinent la base ou le principe primitif de la otrsse, la chaux; Ja soude.
L’oxigène n’existe pur que comme gaz, e’està-dire une substance aériforme, qui, pur sa trans- { parcnce et son élasticité, ressemble à l’air que … nous respirons, Il forme un cinquième de Pat- Ron qui nous environne. C’est lui qui en-
» tretient la vie et la combustion. Il a une grande * tendance à se combiner avec la plupart des autres … subsances. Dans son union avec les métaux, ils + forme les oxides, les terres, les alcalis ; avec * d’autres substances, il constitue les acides. Un ® fil de fer auquel on attache un petit charbon * cnflammé prend feu tout-à-coup et brûle en scin- … tillant avec une lumière éclatante, lorsqu'on le plonge dans un vase contenant ce gaz pur. On £ l’obtient en faisant chaufler au rouge de l’exide 7 noir de manganèse dans un vase de fer muni + d’un tuyau qui conduit le gaz sous une cloche © de verre reruplie d'eaû et rénversée sur une cave % également pleine d’eau. Le oz, plus léger que “ l’eau, moute dans la cloche et fit par la remplir. % Les feuilles des plantes aquatiques, mises au
@ soleil dans l’eau, sous un verre, dégagent-du gaz
oxIgône.
L'hgdrogéne est aussi un gaz. C’est le plus \éger de tous les corps. 1l est éminemment inflammable, mais ne brûle qu’à l’aide de l’oxigèné avec lequel il se combine et forme l’eau. Mélangé avec le carbone, il forme les huiles et les corps gras. On l’obtient pur en mettant de la limaillé de fer dans de l’eau, avec un peu d’huile de vitriol, On peut se faire une légère idée du procédé de l'éclairage au gaz en mettant un peu de charbon de terre dans le fourneau d’une pipe dont on bouche l’ouverture avec de la terre glaise. Si l’on place dans le feu cette pipe ainsi chargée, on verra bientôt sortir, par le trou du tuyeau, une fumée légère à laquelle on peut mettre le feu et qui continue à brûler quelque temps.
L’azole est un gaz comme les deux précédents, Ï1 forme les quatre cinquièmes de l’air que nous respirons. Si l’on allume un bout de chandelle sous un verre renversé sur une assiette pleine d’eau, l’on verra bientôt la chandelle s’éteindre et l’eau monter. L’air qui reste dans le verre est en grande partie de l’azote; celui qui manque était de l’oxigène qui a servi à la combustion de l’hydrogène du suif, L’azote existe dans les végétaux, et constitue une partie de la chair des animaux. [l abonde dans les herbes mûres et principalement dans leurs graines, dans les pois, les fèves, etc.
Le carbone est la base du charbon, des huiles,