‹ La chimie de la ferme [microforme]Chapitre 8 sur 87 · POUR-OENT DES ÉLÉMENTS DE LA CENDRE · texte numérisé non relu

POUR-OENT DES ÉLÉMENTS DE LA CENDRE

Grain de blé...| 107 131.16! 2 0,32 Paille de blé...| ‘ 113.65! 1.88 | 5.76! 2.48! 0.61 | 4.91/2.45167.60! 1.68 Graine de fève. [41.48 1,06 | 4.99! 7.15! 0.46 | 38.86 3.39! 0,65! 1.78 Paille da fève. ‘6 148,26! 1.70 126.63! 5,71! 1.27 6.37,3.91! 7.01| 4.39 Trèfles rouges |

en fl:urs.,... ‘0 [32,29| 1.97 |34,91!10,90!| 1.08 9 643.23! 2.69! 3.78 Racines de bet

terave,....,,. ‘4 [52,22/16.26 | 3,73 4.30! 0,75 8.53 3.02] 2 04| 90.96 Feuilles de bet- |

terave......, . “« 30,71119.44 110,05 9.53 1.41 6 505,62! 3.63115.98 Pommes de terre “€ 160.06! 2.96 | 2.64! 4.93! 1.10 | 16.86/6.52| 2.04! 3.46 Bois de hêtre*.. QU 28.62! 1.u1 137.65111.23, 1.25 6.7611.37| 5.98| 0.01! Feuilles de hêtre | |

(août)*.... al ‘“ |20.17| 1.63 [29.12 7.45! 0.88 | 8 38 2.412805 0.10

Germination.—La semence a tout ce qu'il faut pour produire une plante nouvelle. Elle comprend l'embryon ou germe qui est toujours très riche en albuminoïdes, graisse, phosphate: et potasse, Elle comprend encore un dépô; de nourriture concentrée, dont doit vivre la jeune plante jusqu’à ce que les racines et les feuilles soient suffisamment développées. Dans certaines grainss, telles que celles de fèves et de navets, ce dér ôt de nourriture se trouve dans les cotylédons ou feuilles rudimentaires, Dans certaines autres graines, telles que celles des céréales, il existe, à l’intérieur de l'embryon, une réserve de nourriture dans l’ “eudosperme.” Dans les graines des céréales et de plusieurs autres plantes, c’est l’amidon qui prédomine dans la réserve de nourriture pour la jeune plante. D'autres sortes de graines contiennent, au lieu d’amidon, une matière grasse ; telles sont les graines de lin et de moutarde.

Pour que le phénomène de la germination puisse avoir lieu, il faut de l'humidité, de l'oxygène et une

* Le manganèse était un des ingrédients de cette cendre, mais sa proportion n'est pas indiqué dans ce tableau.

température convenable. Dans ces conditions, les graines gonflent, absorbent l'oxygène, et une partie de la matière carbonée est oxydée ; il se produit de la chaleur et l’acide carbonique se dégage, A la suite de ces phénomènes, les parties solides de la graine deviennent solubles, l’amidon et la graisse produisent du sucre, les elbuminoïdes sont convertis en peptones et en amides, comme par exemple, l’asparagine. Ces actions chimiques sont dues à des ferments (enzymes) "enfermés dans la semence. La nourriture soluble ainsi obtenue sert de nourriture à la radicelle et à la gemmule, Celles-ci grandissent rapidement, brisent l'enveloppe de la graine et, si les conditions extérieures sont convenables, elles donnent naissance, la première aux racines, la seconde

ux feuilles. On peut facilement se rendre compte du phénomène de la germination dans les procédés de la transformation de l’orge en malt.

Des semences trop profondément enterrées ne germeront pas, faute d'oxygène, Ou, si le phénomène a lieu, la gemmule ne pourra sortir de terre parce qu’elle aura épuisé toute ia nourriture contenue dans la graine, avant d’avoir atteint la surface Cn sol. La profondeur à laquelle on doit enterrer les graines est proportionnelle

leur volume,

Développement de la plante.—Après la germination, la plante se développe d’une manière régulière. Chez une plante annuelle, c'est-à-dire une plante qui porte de la semence et meurt dès la première saison, il se produit d’abord des racines et des feuilles en abondance, qui recueillent et préparent la

nourriture nécessaire à la croissance ; ensuite, se forme la tige qui doit porter la fleur et, finalement, la fleur elle-même, puis la semence ; ensuite, la plante meurt.

Les matériaux fournis par les racines abondent dans la plante jeune, qui est toujours riche en azote et en éléments minéraux ; mais quand la plante devient mûre, la proportion de produits carbonés formés par l’action des feuilles augmente constamment. A l’époque de la floraison, les céréales contiennent déjà tout l'azote et toute la potasse qu’on y trouve à la maturité ; l'assimilation de l'acide phosphorique se poursuit encore quelque temps après.la floraison ; le carbone et la silice se forment tant que la plante est à l’état vert.

Quand la semence commence à se former, les autres parties de la plante commencent à dépérir plus ou moins, parce que l’amidon, les a! suminoïdes, l'acide phosphorique et la potasse vont se déposer dans la semence. Quand la saison est favorable et que la graine a le temps de se développer entièrement, la paiile des céréales est très épuisée lors de la récolte ; si, au contraire, on coupe les céréales avant la maturité de la graine ou que cette maturité se soit faite dans des conditions défavorables, la paille sera moins épuisée et contiendra une plus grande quantité des substances acquises durant la croissance de la plante. C’est poûr cette raison que la paille coupée verte est plus nutritive qu’une autre coupée après pleine maturité.

Avec une plante vivace ou bisannuelle ce n’est plus la même chose. Le développement des racines et des feuilles est identique dans les deux cas; mais à

la fin de l'été, il se fait dans les racines, dans des tubercules ou dans la tige un dépôt de nourriture concentrée, qui doit servir à la plante le printemps suivant. Dans une plante-racine bisannuelle, le navet, par exemple, la racine se développe considérablement en automne, et les feuilles meurent et tombent après avoir transmis aux racines les plus importants de leur* constituants. La saison suivante, les racines donnent naïssance à une tige sur laauelle viennent des fleurs puis ensuite les graines ou semence. Celle-ci, pour se former, conscmme le dépôt qui s’est formé l'automne précédent, la racine s'épuise et la plante meurt.’

Chez les arbres, la nourriture es5 accumulée à la fin de l'été dans la moelle, les rayons médullaires et dans la couche placée entre le bois et l'écorce de la tige. Les feuilles qui tombent en automne, ont perdu presque tout leur amidon, tous leurs albuminoïdes, tout leur acide phosphorique et toute leur potasse ; cec substances se sont retirées dans la tige. Au printemps, sous l’action du soleil, les bourgeons gonflent, la sève monte, l’amidon et les autres substances concentrées dons la tige, l’automne précédent, sont redissoutes et servent à une nouvelle croissance de la plante. Le sucre qu'on trouve dans la sève de l'érable, au printemps, provient de la transformation de l’amidon mis en réserve l'automne précédent,

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