‹ La Chimiothérapie Aurique (volume 2)Chapitre 6 sur 10 · SO · texte numérisé non relu

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Quoiqu'il en soit, le premier signe fut une lésion de très petites dimensions & un bouton », dit le malade, situé sur la pommette gauche ;

Un médecin consulté au bout d'un certain temps et en raison de la persistance de la lésion, conseilla des cataplasmes de farine de lin.

Le père du malade, employé à la Banque de France est appelé par ses fonctions d'abord à Lyon, puis à Metz. Dans ces villes, de nouvelles consultations aboutissent à la prescription de pommades diverses, sans qu'on puisse savoir si à ce moment le diagnostic de lupus à été porté. La lésion progresse; finalement le malade est hospitalisé à Metz et après un séjour de 4 mois, l'extension est telle que l'œil gauche est envahi et que la lésion atteint l'aile du nez du côté gauche.

On traite le malade, à ce qu'il dit, par des pansements permanganatés.

Puis il est hospitalisé à Nancy et là le diagnostic de lupus est évidemment porté puisqu'on procède à des scarifications, qui n'empêchent nullement, d'ailleurs, la lésion de progresser.

En septembre 1925 le malade consulte à l'hôpital Saint-Louis, où on le traite par la cryothérapie, sans grand résultat, semble-t-1.

Le 7 octobre 1926, quand il est admis au pavillon Hardy. l'aspect du malade est absolument saisissant : toute la moitié gauche du visage est transformée en une vaste plaie suintante, l'œil est détruit, n'apparait plus que comme un bloc jaunâtre entre les paupières ulcérées. Le pavillon de l'oreille gauche est envahi, sur la joue droite existe encore une plage inflammatoire et ulcérée, moins étendue que celle qui occupe lé côté gauche du visage, mais cependant plus maligne, semble-t-il peut-être parce que plus jeune.

SR

Enfin le nez est atrophié, le lupus à pénétré dans les fosses nasales, les narines sont oblitérées par les croûtes.

L'orifice buccal est lui aussi envahi, la comimissure gauche est en partie détruite et le lupus occupe toute la muqueuse jugale du côté gauche.

Le malade est mis au traitement par la Chrysalbine. Celle-ci est administrée par voie intra-musculaire suivant la formule ci-jointe, admiblement tolérée localement.

Chrysalbine ........ 1 gr.

Stovaine base....... 0,01.

On injecte ainsi 1 gr.

les 9, 12, 15, 18, 23, 27 octobre 1926 ; les 1, 8, 12, 17, 24 novembre ; les 4, 10, 31 décembre.

Dès les premières injections, l'amélioration est évidente : les ulcérations se cicatrisent, la rougeur et l'infiltration s'effacent. L'adéniteéfui s'était fistulisée à la peau, se tarit.

Enfin du point de vue nasal, si l'atrophie persiste, tout élément inflammatoire disparaît. I n'y a plus de croûtes aux orifices narinaires. Le pavillon de l'oreille reste atrophié et sclérosé mais toute ulcération à disparu.

Une nouvelle série est mise en œuvre :

les 18, 24 février 1927 ; les 2, 8 mars.

Elle est actuellement poursuivie en dépit d'une amélioration considérable, équivalent à une guérison.

Les incidents du traitement ont consisté :

io En une stomatite ;

20 En vomissements ;

3° En petites poussées fébriles,

À aucun moment nous n'avons constaté d'albuminurie, la tension artérielle n'est pas modifiée. Néanmoins le dosage de l'urée sanguine a montré l'existence de 0 gr. 75 d'urée par litre, le malade étant au régime normal. Mais les résultats sont excellents, au point de vue thérapeutique, et on peut affirmer véritablement la guérison et du lupus et de l’adénopathie tuberculeuse présentée par ce malade.

Or NEA .

Conclusion

L'ensemble des observations que nous avons collectées montre l'inconstance de l'action thérapeutique des sels d’or au cours des tuberculoses Oto-Rhino-larvngologiques. La majorité de ces observations aboutissent à la notion de l'inactivité du traitement.

Mais dans ces cas défavorables, il s'est agi constamment de malades présentant par ailleurs des tuberculeses pulmonaires graves.

Souvent, en dépit des améliorations apparentes de l'état pulmonaire, l'inactivité de la thérapeutique sur ies lésions laryngées a pris une valeur pronostique considérable.

Au contraire, dans les lésions primitives des voies aériennes supérieures ou du revêtement cutané l'aurothérapie semble avoir donné de bons résultats, contrairement à l'opinion de VIBEDE, qui n'a obtenu aucune amélioration du lupus Oto-Rhino-larvngologique.

Avec FERRERI, PEYRI ïl semble qu'il faille borner les indications de la thérapeutique aurique aux seules tuberculoses cliniquement primitives et parmi celles-ci aux formes superficielles, épithéliales, même lorsqu'elles aboutissent à l'ulcération.

Au contraire, les tuberculoses Oto-Rhinolaryngologiques secondaires, surtout lorsqu'elles sont profondes et c’est en particulier le cas des périchondrites laryngées ne paraissent nullement influencées par la chimiothérapie aurique,

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