TSOIIN-MIN DIT CHA-FAS TCHUEN
Réduire par quelque nouveau procédé le nombre de chaque équipage, ce serait augmenter du même coup l'effectif général du commerce, effectif qui, dans notre pays surtout, n'est pas aujourd'hui ce qu'il devrait être.
Les Chinois voyagent, par terre, à cheval, à dus de chameau; quelquefois, dans le Nord, en litière et en voiture. Ces voitures sont, autant qu'on en peut juger, semblables à Varcuatus currus des Romains. Elles ne sont pas suspendues, mais on s'y étend sur des coussins. Elles sont à brancard, et attellent un, deux, trois et quatre chevaux, quelquefois même deux chevaux en tandem. Le cocher s'assied d'ordinaire sur le brancard. La voiture et la roue, sans laquelle elle n'existerait point, sont anciennes dans le monde; le sanscrit le démontre; les musulmans, les Arabes surtout, les connaissent cependant à peine; la Chine en fait un grand usage, mais surtout