‹ La Chine et les Chinois (volume 4)Chapitre 23 sur 26 · FORTIFICATION · texte numérisé non relu

FORTIFICATION

tiiiî.-tsyari y;io-t!ni; comme le bâton de nos anciens maréchaux, elle pnile les lumis (les chefs et relTeclif des corps.

Par cinq hommes, 11 y a ini fanion avec les noms de ces ciiKi hommes : par vinglcinq hommes et par cent hommes, il y en a de [ilus i-rands. etc. On en fait surtout usage dans la défense des places : cliaipie créneau est défendu par cimi hdunnes. au moins dans la théorie, que la |tralique ne saurait toujours .suivre. 11 y a des draiieaux

D'[.:-,c;iHAc jeLflu'ïRE.

TYl'K UES FORTS DU l'El-XO.

de toute forme et sans nond)re. Je donne ici la reiirésenlalinn dun (hai)ean dit des huit armées et d'un drapeau dit de larmée du Nord • il ne faut pas confondre ce jeu de drapeaux avec les huit bannières.

L'art de la fortification cl celui des sièges sont, en Chine, dans fenfance : les villes sont habituellement carrées; les murailles, protégées par un fossé, sont hautes de vingt à cinquante pieds, et soutenues par un massif de terre dune largeur égale à sa base. Les murailles, couronnées de créneaux, sont tlan<[uées, de distance en distance,

(U' tours généralement carrées, iiui portent parfois des postes d'observation élevés sur un échafaudage en bois. Les angles saillants de reiiceinte des villes sont protégés quelquefois par des tours plus hautes; cela s'observe surtout à Pékin. Les portes sont sur le liane des tours; elles sont doubles et garnies de fer. La grande muraille ne diffère pas des murailles des villes; elle n'est point d'une même hauteur partout, et se trouve interrompue sur divers points.

Les forts construits pour la défense des côtes soid d'un plan différent et tiui parait adopté depuis près de six siècles. Ils sont de forme carrée ou oblongue; leurs saillants sont atténués. Ceux du l'ei-\o, protégés par des fossés de 5 mètres, présentaient un relief de 1» mètres environ: ils étaient en terre: leur développement était variable : quelques-uns, carrés avec un seul cavalier, avaient des cotés de 100 à 200 mètres; d'autres, à deux ou trois cavaliers, avaient un grand côté de 300 à 500 mètres. Chaquecavalier, d'un relief de 12 mètres, était large de 30 mètres environ et portait de deux à cinq pièces. Ces cavaliers regardaient la mer, ce qui obligea les Chinois à retourner leurs pièces quand nous attaquâmes les forts. La porte faisait face au talus du cavalier; elle était quehiuefois défendue par un tambour ou un masque en terre. La poudrière était couverte par le cavalier, ce que je n'ai pas bien exprimé dans le dessin ci-joint, fait de mémoire. Les soldats étaient baraqués dans des huttes semi-cylindriques, construites en loseaux et en torchis, et pourvues intérieurement de deux banquettes en briques possédant un foyer à leur centre, et entre leurs briques, quelques espaces vides : on s'en servait comme des poêles russes pendant l'hiver, et leur construction rappelant les chaudières tubulaires était vraiment ingénieuse.

Les défenses accessoires des forts du l'ei-xo consistaient surtout en pieux pointus occupant tout l'espace situé entre le fossé et le mur; des chausse-trapes, des grelots pour annoncer l'approche de l'ermemi y furent rencontrés aussi.

A Pei-tan, les Chinois avaient, en évacuant le fort, établi quelques fougasses à bombe; les habitants nous les révélèrent d'eux-mêmes.

Les fortifications d'un caractère plus permanent sont souvent protégées par des tours avancées, ton-tay, ou détachées, où se logent des archers et des mousquetaires. Les ponts sont défendus de même. Il y a plusieurs tours de ce genre près de la grande muraille. Il y a aussi des tours d'observation appelées ti-tay, dans lesquelles on n'erdrc qu'avec une échelle, et qui peuvent contenir, avec leurs vivres et leur eau, (juelques hommes à l'abri d'un ennemi sans canon.

Ces tours protègent souvent les télégraphes, ou tours à fumée, yen-lay. [ilacés dans le voisinage de la Tarlarie ou sur les cotes ravagées jadis par les Japonais. Les signaux s'y faisaient à l'aide delà fumée noire produite par la fiente d'une espèce de

Toun d'observation.

TÉLÉGRAPHE A LANTEHNES.

l.IiANDE MURAILLE ET TÉLÉGRAPHE A FfMÉE A TROIS FOURNEAUX, ACCOMPAGNÉ DE TROIS DRAPEAUX.

D'après le Traité de l'art de la guerre.

loup; ce combusiible est devenu rare. On raconte aussi qu'une impératrice qui voyageait avec son époux, voulant s'amuser à transmettre des signaux, fit passer sans le savoir la nouvelle de la mort de l'empereur, et que depuis lors on n'osa plus se servir du télégraphe.

On fait aussi des signaux avec des drapeaux et des lanternes.

Pour fermer les brèches, les Chinois ont employé quehiuefois des appareils de charpente, ferrée ou non ferrée, sur roues, appelés tman-tuio et m«-nyu-tao; ce sont des barricades mobiles, comme celles des Milanais, en 1848, à l'attaque de la porta Tosa. Les Chinois se sont servis aussi de chars armés de faux appelés tao-tmO : ils ont enfin des herses de bois, et ils se servent comme moyens de défense de grenades, de pierre, d'eau et d'huile bouillantes, de foyers mobiles pour brûler les travaux de l'assiégeant et de réservoirs mobiles pour éteindre les feux qu'il allume : toutefois l'on peut dire que l'art de la défense des places n'est pas aussi avancé en Chine qu'il l'était au moyen âge en Europe, et que l'art de l'attaque y a été toujours presque entièrement ignoré; c'est de l'Occident qu'y sont venues les premières machines qu'on y avait si fort perfectionnées, et c'est encore de l'Occident qu'y est venue presque en même temps l'artillerie à poudre.

On trouve dans les ouvrages militaires chinois des carrés formés avec des chaiiots ordinaires et avec des chariots particuliers; on y trouve aussi, ce qui est plus difficile à comprendre, de la cavalerie retranchée derrière une enceinte de chausse -trapes.

Je ne me charge pas de tout expliquer: et je crois que lorsqu'on écrit sur la Chine, on doit souvent faire comme l'auteur chinois d'un traité de l'art de la guerre, (]ui. à côté d'une figure, écrit modestement : « J'ai donné cette figure parce que je l'ai trouvée dans un ancien ouvrage: mais je ne sais pas ce qu'elle représente. »

YOCABlJLAmE ADMINISTRATIF "'

jc^^-s^O^^îiO

PO

JE

Pin (rang). j

Tiuen (l'" classe).

Tsb-n (2« classe).

Pb--f« (pectoral).

Pl-kyen (pèlerine).

Tiuao-tiiiK (collier).

Tin-tsô (globule).

Toi-yKïi (floche).

Syen-xo (l" rang).

(L'indication ci-dessus et les suivantes indiquent les animaux réels ou fabuleux figurés sur les pK-fb' des magistrats civils des

?iyl'^ *^ différents rangs de la

%kK ?^ hiérarchie.)

Myl^T^ (Indication des ani-

-J-^èf -^ maux représentés sur

^^ ,11. les pb--fb des officiers

In^ ^ militaires des dilïé-

J3K J^ rents rangs do la hié-

Page 1