CHAPITRE HUITIÈME
Quelques prêtres nestoriens ont propagé la religion chrétienne en Chine vers l'an 500. — Voyages de deux Arabes dans ce pays au ix« siècle. — Vers 1274, cet empire est visité par le fameux Marco Polo. — En 1528 voyage de Ybn-Batuta qui en a laissé une relation. — Divers missionnaires se rendent en Chine sur Tordre du pape. — Les Portugais y abordent en
VI TABLÉ i)£S AIATIÈUES*
Pages.
1516 ; élablisseinenls qu'ils y forment; leurs querelles avec les autorités. — Découverte des PliilippiDes, en 1545, par les Espagnols. — Les premiers Hollandais arrivent en Chine en 1622 ; ils s'emparent de l'île de los Pescadores (des Pêcheurs) eMe celle de Formose. — Les Anglais arrivent à leur tour, en 1657; sont mal reçus par suite des intrigues des Portugais, et s'emparent d'une forteresse qui a tiré sur un de leurs canots. — Les premières relations des Européens ont donc commencé par des hostilités ; leurs idées de conquête et leurs rivalités produisent un mauvais effet sur l'esprit des autorités chinoises. — - Soupçons que leur inspire surtout la conquête de toute l'Inde par les Anglais. — Les Portugais ont envoyé quatre ambassades en Chine; les Hollandais également.— Tous les envoyés des gouvernements portugais et hollandais ont été obligés de se soumettre à la cérémonie humiliante du kO'iou, afin d'être présentés à l'empereur. —Les Européens ont été traités d'autant plus mal dans cet empire qu'ils ont montré plus d'humilité. — Ambassade de lord Macartney en 1792 ; il présente à l'empereur, en fléchissant le genou, une lettre du roi d'Angleterre. — En 1806, ambassade de lord Amherst; les mandarins veulent le soumettre à la cérémonie du ko-tou; peu d'heures après son entrée à Pékin, il se retire sans voir l'empereur, et retourne à Canton. -- Les ambassadeurs sont considérés comme des porteurs de tributs, — llnQ ambassade de Philippe II d'Espagne n'alla pas plus loin que la côte. — Les Français et les Américains n'ont pas envoyé de tributs à Pékin. — Les ambassades russes traitées avec plus de considération; le gouvernement russe est le seul qui ait eu depuis longtemps une mission fixe à Pékin. — Relations commerciales établies au moyen de la corporation de douze marchands hongs. — Position difficile des négociants européens en Chine avant la guerre de 18i0. — En 1854, lord Napier, envoyé comme surintendant général du commerce britannique, se rend à Cantoiï après avoir écrit au vice-roi. — Démêlés qu'il a avec celui-ci. — Édits du vice-roi ; suspension du commerce. — Lord Napier part pour Macao et y meurt trois mois après son arrivée en Chine. — L'esprit de ses dépêches est désapprouvé par le cabinet anglais. — M. J. Davis succède à lord Napier et est bientôt remplacé par sir George B. Robinson. — En 1856, suppression du poste de surintendant.— Le capitaine Elliot écrit au vice-roi par l'intermédiaire des marchands hongs, et revient à Canton avec une pcrm'seion de l'empereur. — Détails historiques eur la
tABLE DÈS MATIÈRES. vu
Pages, question de Topium. — En 1800^ Temperearen défend Timpor-
tation. — Organisation de la contrebande ; progrès qu'elle fait. ~ Longs démêlés à ce sujet. — Sévérités exercées envers les débitants d'opium à Canton; nombreuses exécutions dans les provinces. — Arrivée à Canton du vice-roi Lin, le 10 mars^ 1859; il fait détenir dans leurs maisons, sans communications ni vivres, tous les étrangers. — Après trois jours de détention, le capitaine EUiot fait livrer tout l'opium qui se trouvait sur les navires anglais ; destruction de 23,000 caisses d'opium d'une valeur de 2 millions st'erl. — Mise en liberté des étrangers ; le capitaine EUiot part pour Macao et ordonne à tous les Anglais de quitter Canton. — Lettre de Lin à^la reine d'Angleterre. — Singulier mélange de trafic et d'hostilités pendant le couFs de l'année 1859. — Collisions diverses entre les Anglais et les Chinois. -^ Mesures du viceroi contre les Anglais à Macao ; ceux-ci quittent Macao, le 20 août, et se retirent à bord à Hong-kong. — Les ventes d'opium continuent ; hostilités entre les deux parties. — Engagement entre deux vaisseaux de guerre anglais et une flotte de seize jonques commandée par l'amiral Kwan : trois jonques sont coulées, une saute, et le reste est dispersé. — Le vice-roi déclare que le commerce avec la Grande-Bretagne sera discontinué après le 6 décembre. — Le capitaine EUiot annonce la résolution de son gouvernement d'en appeler aux armes. — Les marchands anglais retournent à Macao, en janvier 18i0, et font le commerce sous pavillon neutre sans être inquiétés 9