SECONDE GUERRE ENTRE L'ANGLETERRE
(DE COnCERT AVEC Ii4 FRANCE) ET LA CHINE.
Émotion produite en Angleterre par les tlerniers événements du chapitre précédent. — La majorité de la chambre des communes se prononce pour la paix ; dissolution du parlement. — Envoi de forces de terre et de mer, et nomination de lord Elgin comme ambassadeur extraordinaire. — Le gouvernement français envoie de son côté le baron Gros en qualité
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Pages, d'ambassadeur extraordinaire, et après quelque hésitation, se décidant pour la coopération, il expédie des renforts. — Arrivée de lord Elgin à Singapour (5 juin 1857); sur la demande du gouverneur général de l'Inde, il laisse des ordres pour enjoindre aux vaisseaux de guerre et aux transports chargés de troupes de partir sur-le-champ pour Calcutta, et il continue son voyage à Hong-kong, où il débarque le 1*'^ juillet 1857.
— Obligé d'attendre l'arrivée du baron Gros, lord Elgin se rembarque pour Galcntta, où il arrive le 8 août ; il est de retour le 20 septembre; arrivée du baron Gros le 14 octobre.
— Pendant ce temps^ le comte Poutiatine ambassadeur de Russie , n'ayant pu aller à Pékin, était venu à Tembouchure du Peï-ho; arrivé à Hong-kong, le 14 novembre, il témoigne de sa disposition à unir ses efforts diplomatiques à ceux des ministres d'Angleterre et de France. Le ministre des Etats- Unisenfaitautant.— Aprèsla défaite de l'insurrection de l'Inde, des forces navales et des troupes arrivent à Hong-kong, et Ton décide que l'on attaquera Canton si le vice-roi n'accède aux demandes des ambassadeurs. — Malgré la modération de ces demandes le vice-roi ne fait aucune concession.
' — La ville est attaquée le 28 décembre 1857 ; dénombrement des forces des alliés. — Incendies causés dans la ville par le bombardement. — Le 29 au malin le fort Lin est abandonné ; prise du fort Cough qui domine Canton; à midi tous les forts sont au pouvoir des alliés. — Assaut des remparts par la brèche
* ouverte à un demi-mille au nord de la porte de l'Est, les Français y montent les premiers : en même temps s'accomplit Tassaut de la porte du Nord-Ouest. — Pertes des alliés et des indigènes. — Visite du riche négociant How-koua et de plusieurs notables à bord des vaisseaux amiraux (5 janvier 1858). Le 4 janvier trois détachements, dont un était français, pénètrent à travers les rues étroites de Canton et s'emparent sans résistance du vice-roi Yé, du gouverneur de la province, Pik-ouei, et du général en chef. — Occupation de l'hôtel du Trésor public; argent qu'on y trouve; il est transporté à bord des vaisseaux par des indigènes cantonais. — Conduite de Yé en présence des deux amiraux et du général anglais ; il reprend son insolence ; on le transfère abord d'un vaisseau de guerre;
— Motifs qui ont empêché le vice -roi et les autres chefs de prendre la fuite alors qu'elle était possible.— Les alliés réinstallent le gouverneur Pik-ouei et le général tartare dans leurs fonctions. — Tentatives de Pik-ouei et des autres mandarins pour ennuyer les alliés; un comité de guerre s'établit
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dans la \i\\e de Fachan et cherche à armer une espèce de garde nationale. — Attaque dirigée contre des officiers et vingt-cinq soldats pendant une excursion hors de la \ilte (20 février 1858). — A la même date on expédie Yé à Calcutta ; il Y meurt après une résidence de quelque temps. — L'idée d'eoToyer Yé à Calcutta ne fut pas heureuse ; mieux eût valu l'envoyer à Londres ou à Paris. — Dépêches adressées par les ' ambassadeurs (y compris ceux de Russie et des Etats-Unis) au premier ministre de l'empereur et remises au gouverneur général des provinces Kiang, à Sou-tchaou (26 février) ; elles ne reçoivent pas de réponse directe. — Dépêche du premier ministre à Ho-kuei-tsing, gouverneur général des provinces Kiang. — Ignorance du gouvernement de Pékin sur ce qui se passe à Canton. — L'empereur nommait Houang à la place de Yé et enjoignait aux ambassadeurs de retourner à Canton, t- Arrivée des quatre ambassadeurs à Chang-haï au commencement d'avril; nouvelles lettres à la cour annonçant leur départ pour le Peï-ho. — Le 24 avril, envoi de nouvelles dépèches datées du golfe de Pi-chi-li. — Le 50, le gouverneur de la province, Taou, et deux autres fonctionnaires arrivent à Ta • kott jen qualité de plénipotentiaires; refus par les ambassasadeurs de recevoir leurs dépêches. — Le comte Poutiatine est informé que l'empereur se refuse à recevoir des ambassadeurs à Pékin ; les ambassadeurs alliés déclarent ne vouloir pas traiter avec Taou et ses adjoints qui n'ont pas des pleins pouvoirs de l'empereur; on se décide à s'emparer des forts de Ta-kou. — Le 20 mai 1858, attaque et prise des forts, d'une grande batterie et de plusieurs campements; les alliés prennent possession des lignes de jonques embossées |^our barrer la rivière. — Les quatre ambassadeurs se dirigent vers la grande ville de Tien-tsin, où ils mouillent le 50 mai ; les troupes les avaient devancés. — Deux hauts mandarins, Kouei- Hang et Houa-cha-na sont envoyés à Tien-tsin, pour traiter avec les anibassadeurs. — Conditions imposées par lord Elgin au nombre desquelles se trouve la résidence d'un ministre à Pékin ; les mandarins après avoir discuté toutes ces conditions, mais surtout celle de la résidence, sont forcés de céder dans la crainte de voir les Européens marcher sur la capitale. — Signature des différents traités. — Lord Elgin et le baron Groâ ne veulent quitter Tien-tsin qu'après l'approbation du traité par l'empereur (reçue le 4 juillet) ; ils partent le 6, suivis des forces de terre et de mer. — Incident survenu pendant les négociations et relatif au vieux Ki-ying; son suicide