‹ La Chine et les puissances chrétiennes (volume 3)Chapitre 35 sur 55 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

DU COMMEKGE EXTERIEUR.

A partir de l'année actuelle 1861, nous aurons, j'espère, des données précises et détaillées sur le commerce entre la Chine et les puissances chrétiennes. Le gouvernement de Pékin, après les traités signés en octobre 1860, a créé une inspection générale des douanes et en a confié la direction a l'ancien consul anglais, M. Lay. C'est a cette institution nouvelle que nous devrons, on n'en saurait douter, de vrais tableaux de statistiques commerciales.

Jusqu'à présent, il a été bien difficile de se procurer des renseignements sur cette matière; il n'y avait point à compter sur les employés indigènes (*). Le commerce

(*) Tout récemment des employés européens avaient été mis à la direction des douanes de Chang-hai, de Canton et mémo de Soua-to,

s'est fait dans plusieurs ports et sous une foule de drapeaux divers. Beaucoup de nations n'étaient pas représentées par des consuls réguliers. Souvent les agents consulaires appartenant au même drapeau, mais établis dans des ports différents, n'avaient pas de rapports entre eux. La plupart des gouvernements négligent la publication de tableaux exacts sur leur commerce extérieur. L'Angleterre elle-même , qui possède un dispendieux bureau intitulé hoard of trade ^ ne nous faitpas connaître le commerce de chacune de ses colonies avec les pays étrangers. Il s'ensuit que nous ne pouvons pas savoir au juste limportance du trafic entre la Chine d'un côté, et l'Australie et l'Inde de l'autre. Or les échanges entre le Céleste Empire et les possessions britanniques dans l'Asie (Singapore, Pénang, Bengale, Bombay, etc.), entrent pour la moitié à peu près dans le commerce général de la Chine. J'attire l'attention sur ces faits pour répondre d'avance à ceux qui trouveront incomplet mon présent chapitre.

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