La Chine et les puissances chrétiennes
Je n'avais jamais eu l'intention de publier de lîwdsur la Chine, mais les événements qui eurent lieu à Canton à la fin de 1 856 ayant amené la dissolution du parlen^nt anglais, je rassemblai queW ques souvenirs et^j'écrivis un opuscule dans la pensée qu'il pourrait servir à éclaircir la question. Pendant qu'il était sous presse, la nouvelle arriva d'une insurrection au Bengale ; alors j'y ajoutai une courte notice sur l'Inde, et je mis à ma brochure ce titre : L'Angleterre, la Chine et L'Inde.
Dans ce petit livre, je m'attachai surtout à démontrer que Tesprit de haine manifesté à Canton et en d'autres endroits de l'empire contre les Européens a toujours été le résultat de la politique ombrageuse et des menées du Gouvernement mandchou, et nullement l'expression des vnds sentiments du peiq>le chinois.
Depuis i8â7 de très-importants événements ont
eu lieu dans le céleste empire, et ma brochure étant épuisée, j'ai cru utile de la re&ire et de l'augmenter* Le récit de tout ce qui est arrivé depuis i8hj et dè nouveaux chapitres font de ce travail un ouvrage sur la Chine et non plus seulement une brochure politique de circonstance : ainsi j'ai dû en modifier le titre. Je reconnais cependant que, malgré tout ce que
j y ai ajouté, U u en reste pas moins uu court abrégé pour ce qui est en dehors du récit des événements modernes, ou pour ce qui est étranger aux questions politiques.
J'aurais pu donner plus de détails sur la géographie et la division administrative des provinces et des colonies de cet empire (*). J'aurais pu expliquer avec pliiS'd'exrteB6i<m les procédés employés plar lés Chinois dans la falurication de leurs articles isidus^ triels de tout genre ; mais je pense qu'il y aurait plut6t curiosité qu utilité réelle à étu^^ à fond cette matière, l' industrie et la science aeiatiques étant bien; en arrière de celles de TEurope.
Et pour ce qui concerne la porcelaine, les vers à soie, les. vernis et autres labrications, les midsLoanaires Anciens, sir John Davis, S. W. Williams-^ les délégués commerciaux attachés à l'ambassade française de 1844 Lockhart, et surtout
l'éminent synologue français M. Stanislas Julien» oikt publié des renseignements nombreux et détaillés.
O Voyez pour cela la Chine moderne de H. G. Paathier. n VÔyev ilnfMi2«8 du commerce extérieur, 3* séirie» n* 416.