‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 1 sur 125 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Enpubliant'l’ouvrage d'an homme dont la célébrité a jeté tant d'éclat sur la factorerie anglaise de Canton, l'éditeur exécute une entreprise qui ne peut guère manquer d’obtenir l’assentiment du public.

M. Davis a consigné dans ces deux volumes le résultat sommaire de ses études sur l’histoire reli- •* gicuse, civile , littéraire , scientifique et industrielle de la Chine.

On va donc lire une description abrégée , mais exacte, de cet empire, faite sur des notes recueillies dans le pays même par un philologue habile; une exposition du système chinois concernant la politique et la législation, le commerce et l’industrie, exposition pleine de franchise et de lucidité , qui , en

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substituant la précision au vague, cl les preuves aux conjectures, rectifie les fautes de ceux qui ont voulu arrêter prématurément nos opinions sur la Chine, ses moeurs, ses institutions, son état industriel ; une relation exemple de pédanterie qui s’adresse aux lecteurs de toutes les classes, aux personnes savantes comme aux simples curieux.

Ce n’est pas, on le suppose bien, pour ajouter quelque chose aux communications intéressantes dont l’Europe est redevable à M. Davis, que nous joignons à son excellent ouvrage un chapitre supplémentaire; nous avons voulu montrer que durant la longue résidence de l’auteur dans une ville chinoise , comme représentant de la compagnie célèbre qui a si noblement et si généreusement favorisé l’élude des langues asiatiques, la France n’est pas restée en arrière des acquisitions faites par les autres peuples sous les rapports scientifiques et littéraires; nous avons voulu fi.xer le point où la philologie chinoise est parvenue chez nous dans ces derniers temps; soumettre ensuite à la libre appréciation du lecteur un spécimen de la littérature du peuple dont il aura parcouru l’histoire. Nos Analectes sont tirés par extraits de livres originaux, d’une grande importance philosophique ou littéraire; et pour que ce spécimen ait aussi l’intérêt de la nouveauté, nous le

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terminons par quelques fragments d’un drame chinois ( la Vengeance de Teou-ngo), que nous avons récemment traduits sur un texte de la Bibliothèque royale , et que nous publions dans cet ouvrage pour la première fois.

Les deux volumes de M. Davis ont été traduits par M. A. Pichard avec exactitude; nous n’avons changé que l’orthographe des mots chinois, afin de l’adapter au système de la prononciation française.

* Bazin aîné.

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