‹ La cholécystographie par la méthode de Graham (Travail du Laboratoire de la Clinique d'électricité médicale)Chapitre 13 sur 29 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

(Donnée par MM. les professeurs RÉcHou et JEANNENEY.)

R.., Charles, âgé de 70 ans. Ce malade souffre du foie depuis dix ans. Il fait tous les ans une cure à Vichy. Ce malade a maigri et pré- ‘ sente une douleur au niveau de l’hypocondre droit.

M. le professeur Jeanneney fait une injection avec une solution de 50-cc. d’eau distillée, contenant 2 gr. 40 de tétraiode, qui avait été préparée quatre jours avant et conservée dans un flacon de verre blanc. Au bout de dix minutes, le malade devient pâle, son nez se pince, ses yeux s'excavent et il est pris de vomissements et de dyspnée intense; son pouls est filiforme. Une injection d’adrénaline calme le malade qui, cependant, reste pendant trois heures très fatigué. Pas d'autre accident tardif.

A peu près tous les auteurs, et en particulier Graham, Stewart, Gosset et Loewy, Karl Herman, Vasselle, recommandent de ne pas faire d'injection chez des malades atteints de cardio-hépatie organique, d'ictère, de diabète, de néphrite chronique. Pour Boiné, au ‘contraire, l'injection peut se faire même chez des malades atteints de maladies organiques du foie ou du

Cœur.

Par l'administration per os, les phénomènes toxiques que l’on observe sont : nausées, ou vomissements, ou diarrhée. Graham, sur 100 ingestions, n’a observé que 6 cas de vomissements. Karl Herman a eu une seule réaction gastrique violente (crampes et vomissements). Pribram, Grunenberg et Strauss ont eu plusieurs cas de réactions marquées (diarrhée, vomissements). Pour éviter ces accidents, ils donnent une injection d’atropine, qui les supprime par la suite.

Vasselle n’a jamais eu de troubles sérieux : l’ingestion a eu quelques fois des effets laxatifs, faisant suite à des nausées. Une seule malade, qui avait une intolérance gastrique marquée, a vomi le repas au cours HAE elle avait absorbé les pilules, peu après l’avoir ingéré. Morel-Kahn a observé comme accidents : des nausées, de ie diarrhée, soit aussitôt, soit quelques heures après l’ingestion; quelquefois, mais très rarement, des vomissements. Douze heures après l’ingestion, il n’a jamais noté de malaise. Boine rapporte 2 observations sur 2 malades ayant présenté des troubles après ingestion de tétraiode. L'un d'eux a eu un vomissement, l’autre a rendu son repas aussitôt après la dernière pilule. Marcel Labbé et Lomon, sur 25 malades ayant pris des capsules kératinisées de Poulenc, ont eu :

3 patients avec deux ou trois selles liquides le lendemain matin; |

1 patient avec trois selles entre les troisième et cinquième heures après l’ingestion;

3 patients avec un état nauséeux;

1 patient avec vomissements.

Withaker et Milliken, après 44 cas d'administration buccale

de tétraiode, ont eu :

9 cas de vomissements,

Lé

1 cas de nausées légères;

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