‹ La cholécystographie par la méthode de Graham (Travail du Laboratoire de la Clinique d'électricité médicale)Chapitre 24 sur 29 · DO0'S · texte numérisé non relu

DO0'S

F ‘ 6 + , Æ Seize heures et vingt-quatre heures après, la vésicule n'est pas

visible.

OBservaTION XII (personnelle).

B... (Alice), 24 ans, salle 8 (service de M. le professeur Bégouin).

Malade ayant eu de nombreuses crises hépatiques, accompagnées d’ictère.

Le 30 octobre 1926, vomissements alimentaires, puis de sang. Selles noirâtres, urines noir de café. Douleurs au point vésiculaire, s’accentuant après le 11 novembre. Vomissement de bile. Depuis le 26 novembre, la erise cesse. L'injection de tétraiode est faite le 20 décembre par nous-mênie.

Radiographies seize et vingt-deux heures après, négatives.

Certains auteurs ont eu d'excellents résultats en employant la méthode par ingestion de tétraiode. Stewart et Ryan prétendent qu’elle peut souffrir la comparaisan, en ce qui concerne les résultats positifs obtenus, avec la méthode intraveineuse. Elle a, de plus, les avantages de la simplicité et de l’innocuité.

Oakman, dans un article, a rapporté 100 cas de cholécystographies, faites à l’aide de la méthode par ingestion. Il a obtenu comme résultats, 38 ombres vésiculaires normales, entre la quatorzième et la seizième heure après l’ingestion ; 21 ombres douteuses, soit du fait de la difficulté de les interpréter, soit du fait d’en interpréter la nature (technique défectueuse); 28 fois, absence d'ombre, dont la discussion est semblable À celle des cas précédents; 13 fois, résultats nuls: 41 fois, absence de dissolution du colorant. L'auteur à porté 43 fois le diagnos-

ps. +

tic de vésicule pathologique; 40 fois celui de vésicule normale:

2 fois, celui de lithiase. Sur 7 malades opérés, 6 fois le diagnostic fut reconnu exact.

M. Vasselle à eu souvent d’aussi bonnes radiographies après ingestion qu'après injection. Avec une vésicule biliaire non visible à la radiographie, il a eu, à l'opération, une cholécystite franche. Il à dénoté, deux ou trois fois, l'existence de calculs par la présence de tâches claires sur le fond noir de

l'ombre vésiculaire. Il pense que, si la vésieule a une teinte homogène, possédant à la seizième heure des dimensions plus grandes qu'à la quatorzième, on peut conclure que la vésicuie est normale; de même si, après un repas léger, il y a réduction notable de l'ombre vésiculaire, on peut considérer que l’élasticité des parois de la vésicule est conservée.

D'après M. Guéneaux, l'ingestion de capsules glitunisées de tétraiode donne la vésicule visible 5 fois sur 10. Si elle n’est pas visible, c'est souvent par suite de la non-dissolation du elaten dans l'intestin, où la non-absorption du tétraiode par la muqueuse intestinale.

La plupart des auteurs, Meenes et Robinson, Sydney Lange, Oakman, Vasselle entre autres, sont de cet avis. Nous avons vu, en elfet, Oakman avoir 11 fois l'absence de dissolution du colorant. Dans beaucoup de radiographies l’on retrouve dans l'intestin soit le colorant qui n’a pas été absorbé par la muqueuse intestinale, soit les capsules, dont l’enrobage n’a pu être dissous. C’est ainsi que M. Guéneaux a retrouvé une fois les capsules glutinées intactes dans l'intestin et, une autre fois, des parcelles de tétraiode. Vasselle a retrouvé, chez un malade, 5 à 6 pilules kératinisées intactes dans ie côlon ascendant.

M. Lachapèle a fait ingérer des capsules kératinisées de tétraiode Poulenc à deux malades. Les radiographies de la première ont été négatives; celles de la seconde ont dénoté, huit heures après l’ingestion, la présence de 11 capsules dans le cæcum.

Nous avons pratiqué sur 7 malades la méthode par ingestion. Ils présentaient tous des symptômes d'affection vésiculaire. Sur 7 Cas, nous avons eu, seize heures après l’ingestion, 3 cas où les pilules ont été retrouvées dans l'intestin: 2 cas où le colorant se trouvait dans le cæcum; 2 cas où l’on ne voyait absolument rien.

Aussi pensons-nous que la méthode par voie orale n’a pas grande valeur et que la méthode par injections lui est nettement supérieure. Nous n'avons pas fait usage des méthodes par voie rectale et duodénale.

Avec la voie rectale, Stegeman trouve la vésicule visible au bout de la douzième heure après le lavement. Le maximum de la netteté de l’ombre vésiculaire est à la vingtième heure. La vésicule n’est plus visible à la trente-deuxième heure. Cette méthode donnerait d'aussi bons résultats que la méthode

intraveineuse.

Stewart et Ryan établissent les mêmes conclusions avec la méthode à l’aide du tube duodénal;- ils ont eu 9 p. 100 de leurs diagnostics reconnus exacts par l'opération.

Dans un article paru dans le journal Acta Radiologica, Moller et Otlosen ont fait deux tableaux récapitulatifs de résul-

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