PROSPER ET ANGÉLINA
Grand Dieu I - - .
BARBILLON
Sois Cdimet • - 1
SAVARIN
Tu m’ennuiesl... Je le Sais! ... (a Prosper.) Ah! ce n’était pas mal imaginé... Imiter le cri de mon ennemi pour m’attirer au dehors et vous introduire chez moi!...
* Barbillon, Savarin, Augclina, Prosper, k la table ; Anastasie.
, ** Barbillon, Savarin, Prosper, Augctio:. ....
PROSPEA ‘ .
M. Savarin, je vous jure!... ^
SAVARIN
*■ Taisez-vous. (A Barbillon). Quant à toi, tu me voyais heureux... J’ignorais tout : tiompé! soit t mais content! Tu as voulu m’ouvrir les jeux... Tant pis- pour toi. .. barbillon.
Permets... nous avions parié...
SAVARIN
Oui,n’esl-ce pas?... Et tu voulais gagner quand même !... Eh bien, tu as gagnd... Mais je me suis vengé... Le potage était empoisonné... »
BARBILLON
Et moi qui en ai redemandé...
TOUS, avec effroi.
Ah!
« ' BARBILLON
Mais sapristi! on n’a pas un mauvais caractère cumne ça I . .. Quand on ne sait pas perdre, on ne parie pas.
Tu m’avais offert de partager tes poisons; tu «vois, j'en ai profité... Et sois tranquille, j’en ai choisi un qui ne pardonne pas, le plus terrible de tous: le curare des Indiens 1 Il doit être bon, car c’est chez toi que je me le suis procuré.
PROSPER et ANGÉLINA.
• . Oh!...
BARBILLON, avec Bèvre.
Le cuiare! tu dis le curare!... Dans le potage!,.. (a»»« nue joie folle.) Ah ! mes amis! mes amis 1 *
TOUS
Quoi?
BARBILLON
Pris à l’intérieur, dans les voies digestives, le curare
• Savarin, Bai bitlon, Prosper, Àngéliaa. . . ,
est aussi iooftensif qu’un verre d’eau sucrée... U n’est mortel que dans les blessures... Nous sommes sauvés!...
ANGBLINA.
PttOSPEtt.
Visant! je suis vivant!... Ah 1 soutenez- moi, madame,
je meurs!.». . . .
savarin.
. Eh bien, soit! Le poison me' manque... mais il me
rosie les armes à feu... (u f»Mt
TOUS
Grâce 1... (oa entend ta dehora le «ri de te choaeUe.) Ah 1
SAVARIN
Ce cri !... (n e’étouw dans le jardin.)
PBOSPBR.
Comment? Est-ce que par hasard?... (On entend nnndéw-
naiion. Anaslaaie aceonrt au bruit.) , *
SAVARIN, rentrant, transfiguré, nne chouette aorte k la a«a.
Il y en avait une autre!... Tu vois, Barbillon 1 un$ autre 1 Ah! ma femme!... mes amis!
barbillon, h part.
O Providence ! tu es arrivée à temps !
SAVARIN
Et moi qui m’imaginais... (a Barbillon.) Hein? comme, on se trompe.
BARBILLON
Oui... les apparences... (a r» rt ) s ‘ i amais î e refa ' 3 00 pari-là..*
Ab! mais dis-moi donc, Barbillon! c’est toi qui paiera le champagne. * v
BARBILLON
Parbleu ! (a part.) j’aime autant ça I • AmsUsw an fond: llarbilloo. Savarin, Angéllnb, Proaper.
. . SAVARIN, qui a repris une bouteille, b Pro»per. ^
Voyons, jeune homme, encore un verre...
' ' • " paoÿpKa.
Merci, monsieur Savarin, je vous quitte... des affaire* (#*» b Aojàiioa.) Adieu, madame, nos amours sont finis : il a tué la chouette.
SAVARIN, forant ton verre.
A ta santé, Baibillon!... s V
fE.