LA POPULATION DE LA FRANCE EN
DÉPARTEMENTS
POPULATION
DIFFÉRENCE
en 1911
en 1900
en plus
en moins
Savoie.
Savoie (Haute-) . . .
Seine.
Seine-Inférieure. . .
Seine-et-Marne . . .
Seine-et-Oise.
Sèvres (Deux-). . . .
Somme.
Tarn.
Tarn-et-Garonne. . .
Var.
Vaucluse.
Vendée .
Vienne.
Vienne (Haute-). . .
Vosges.
Yonne. ..
Totaux....
On remarquera que Taugmentation porte sur 23 départements seulement, et que tous les autres voient leur population décroître. On remarquera en outre que l’augmentation de la population de la Seine, ayant été de 3 o 5.424 habitants, représente presque, à elle seule, l’accroissement total de la population française.
Les 23 départements où la population a
LA CHRONIQUE I>E L’aN 1011
augmenté en 1911 sont les suivants : Alpes-Maritimes, Ardennes, territoire de Belfort, Bouchesdu-Rhône, Doubs, Finistère, Gironde, Indre-et- Loire, Loire-Inférieure, Marne , Meurthe-et- Moselle, Morbihan, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Basses-Pyrénées, Rhône, Seine, Seine-Inférieure, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Var, Vosges.
Les augmentations les plus fortes, c’est-àdire celles qui sont supérieures à 10.000 âmes, portent sur les Alpes-Maritimes (22.33i), les Bouches-du-Rhône (39.61 4 ) , le Finistère ( 14.668), Meurthe-et-Moselle (47.222), le Nord (65.919), le Pas-de-Calais (55.689), le Rhône (56.674), la Seine ( 3 o 5 . 424 ), la Seine-Inférieure (i 3 . 5 o 4 )> Seine-et-Oise (67.86^).
Dans les 64 autres départements, la population a diminué. Les plus fortes diminutions portent sur l’Ailier (11.670), l’Ardèche (i 5 .889), la Haute-Loire (10.982), le Lot (10.842), la Manche (11.324), la Nièvre (14.660), la Somme (i 2 . 4 <>I>) et l’Yonne (ii. 3 io).
LA POPULATION DE LA FRANCE EN IQll
La dépopulation des campagnes et l’accroissement dans les villes.
La principale cause de la décroissance de la population dans de trop nombreux départements est Tattraction qu’exercent les grands centres.
En effet, alors que le chiffre total de l’augmentation de la population générale n’est que de 349.343 habitants, la population des villes comptant plus de 3 o.ooo âmes s’est accrue de 475.44^ personnes ; et raccroissement porte sur toutes ces villes à la seule exception de Montluçon, Carcassonne, Rochefort, Béziers, Cette, Cherbourg.
Les villes contribuent pour une part considérable à raccroissement constaté dans les départements en augmentation. Ainsi sur l’augmentation de population de 22 . 33 i habitants afférente aux Alpes-Maritimes, Nice est comprise à elle seule pour 8.708 ; de même Marseille compte pour un accroissement de 33 .121 habitants sur les 39.614 en plus du département des Bouches-du-Rhône ; Lyon pour 51.682 habitants dans l’augmentation de 56.674 du Rhône.
LA. CHRONIQUE DE l’aN IQll
Sur les 805.424 habitants en plus du département de la Seine, Paris entre pour 124.717 habitants.
Dans certains départements où la population est en décroissance, les centres urbains au contraire sont en progression. C’est ainsi que :
L’Aisne perdant 4*269 habitants, Saint-Quentin en gagne 2.808;
L'Aube perdant 2.916 habitants, Troyes en gagne 3.089;
La Charente-Inférieure perdant 2.922 habitants, la Rochelle en gagne 2.5i8 ;
Le Cher perdant 5.674 habitants, Bourges en gagne 1.602;
La Côte-d’Or perdant 7.916 habitants ; Dijon en gagne 2.784 ;
La Dordogne perdant 9.620 habitants, Périgiieux en gagne 2.187 ;
L’Ille-et-Vilaine perdant 8.707 habitants, Rennes en gagne 8.782 ;
L’Isère perdant 6.404 habitants, Grenoble en gagne 4.416;
La Loire perdant 8.894 habitants, Saint- Étienne en gagne 1.868 et Roanne 1.181 ;
La Loiret perdant 988 habitants, Orléans en gagne 8.482 ;
Le Puy-de-Dôme perdant 9.608 habitants, Clermont en gagne 7.028;