LA POPULATION DE LA FRANCE EN I
Quant aux arrondissements où l’excédent des naissances rapporté au chiffre de population légale atteint les valeurs les plus fortes, ce sont : Béthune, 184 pour 10.000 habitants ; Quimperlé, i 65 ;Briey, 164 ; Chàteaulin, i 5 i ; Quimper, 147; Pontivy, i 4 i : Bemiremont, ii 5 ; Sartène, io 5 ; Rochechouart, io 4 ; Nontron, Boulogne, Saint- Yrieix, io 3 ; Mende, 102; Dunkerque, 100. Ceux qui fournissent les proportions les plus élevées pour la valeur relative de l’excédent des décès se classent ainsi : Agen, 72 ; Brignoles, 68 ; Condom, 64 ; Alençon, Sg ; Villeneuve-sur-Lot, 56 ; Lectoure, Moissac, 55 ; Clamecy, 53 ; Auch, 52 ; Avallon, Toulouse, 5 o; Domfront, 49 ; Châtillonsur-Seine, Argentan, Saint-Gaudens, 46 ; Gaillac, Marmande, 45 -
En résumé, les seuls points du territoire où la natalité l’emporte sur la mortalité sont les régions du Nord, de la Bretagne, des frontières de TEst, du Limousin et la Corse.
Chaque nouvelle année voit les départements des bassins delà Garonne et du Rhône, enregistrer plus de décès que de naissances et accentuer ainsi leur mouvement de dépopulation.
La comparaison avec les autres nations met en évidence, conclut M. Bertillon, dans le Temps, la situation démographique défavorable de notre
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pays. En effet, bien que dans les autres Etals la natalité diminue actuellement comme en France (i), ces Etats présentent de forts excédents de naissances, six à huit fois plus élevés que les nôtres à nombre égal d’habitants. Tandis que l'excédent annuel moyen des naissances sur les décès pour lo.ooo habitants, pendant la période quinquennale 1901-1905, ne dépassait pas 18 dans notre pays, il atteignait le chiffre de 106 en Italie, ii 3 en Autriche, 121 en Angleterre, 149 en Allemagne, i 55 dans les Pays-Bas, etc.
(1) Malgré l’accroissement de la population qui s’est encore élevé au chiirre de 879.113 en 1910, il est visible que le malthusianisme fait en Allemagne des progrès très grands. L’excédent des naissances sur les décès, qui était de 41,09 p. 1.000 en 1872, n’a pas cessé de décroître; et en 1910, il n’a atteint que 30,72 p. 1.000 (soit une diminution de 30 p. 100 par rapport à 1872). Pour la première fois en 1910 depuis 1900 le nombre des naissances a été inférieur à 2 millions (1.982.836, contre 2.060.657 en 1900). Or en 3910 le chilfre de la population était supérieur de 7 millions au chiffre de 1900. Plus les Allemands sont nombreux et moins ils ont- d’enfants.
Ces constatations portent sur l’ensemble de la population de l’Empire. Pour Berlin, les chiffres font apparaître une situation démographique plus mauvaise. En cinq ans, de 1906 à 1911 le nombre des naissances pour 1.000 a passé de 53 à 44, soit une diminution de 1/6. L’excédent des naissances sur les décès, qui était de 9,15 p. 1.000 en 1906, n’a été que de 5,10 p. 1.000 en 1911. La fécondité allemande est donc en décroissance.