‹ La chronique de Nantes (570 environ-1049)Chapitre 41 sur 117 · Domnolus, évêque du Mans de 559 à 581. Ibidem, p · texte numérisé non relu

Domnolus, évêque du Mans de 559 à 581. Ibidem, p

4. Domitianus, évêque d'Angers, souscrivit les actes du concile de Tours en 567.

[c. ï, an. 570 circa] NAMNETENSE 3

tavensil,VictorioRedonensi2, lumpne de marbre, qui ap-

Romachario Constantiensi J.

Atque in tali honore et décore sine ulla corruptione a teuiporeClotarii primi4 usque ad annum quartum post mortem Ludovici imperatoris permansit.

porté y avoit esté de Alexandrie, et par nuit toute l'église enluminoit. Et ainsi par les davant dittes choses et pluseurs autres, qui ne sont pas cy escriptes, fut l'église de Nantes par le benoist Félix anoblie et exaulcée sur toutes les églises de Gaule. Le benoist Félix, à célébrer la dédication de la dessusdite église de Nantes, curieusement assembla le jour de davant les kalendes d'octobre vénérables et révérends pères, Aufronius, métropolle de Tours, Donnollus du Mans, Domician d'Angiers, Fortunat de Poitier, Victor de Rennes et Romacarius de Coustances, évesques, avecques très grant tourbe du peuple de la cité. Laquelle

1. Fortunat assista sans doute à la dédicace de l'église de Nantes, car il a décrit cette cérémonie dans une de ses poésies (livre III, c. vi. — Cf. Mon. Germ. hist., Auctores antiquissimi, t. IV, p. 55). Mais, lors de la célébration de cette dédicace, il n'était pas encore évêque de Poitiers ; il ne le devint que près de trente ans plus tard, dans les dernières années du vie siècle.

2. Victorius, évêque de Rennes, assista au concile de Tours en 567.

3. Romacharius, évêque de Coutances, fut en effet présent à la dédicace de l'église de Nantes. Fortunat, dans la poésie citée plus haut (livre III, c. vi), mentionne comme avant pris part à cette cérémonie les évêques Euphronius, Domitianus, Victorius, Domnulus et Romacharius, sans indiquer à quelles cités appartenaient ces prélats. On a cru longtemps que Domitianus était un évêque de Ghàlons et Victorius un évêque de Troyes. Quant à Romacharius, une mauvaise leçon des manuscrits l avait fait confondre avec Maracharius, évêque d'Angoulème. M. L. Delisle, dans un manuscrit de 1 Université de Leyde, a trouvé le texte delà poésie de Fortunat avec des gloses interlinéaires de l'époque carolingienne indiquant les sièges respectifs de chacun de ces évêques (Littérature latine et histoire du M. A. — Instructions adressées par le comité des travaux historiques aux correspondants du Ministère de l'Instruction publique, p. 4-5). Le récit de la chronique de Nantes confirme de tous points les gloses du manuscrit de Leyde, et lève définitivement les doutes qu'on aurait encore pu avoir sur l'interprétation du texte de Fortunat.

4. Glotaire Ier, roi des Francs, mourut en 561. Ce ne fut point de son temps qu'eut lieu la dédicace de l'église de Nantes, dont la date se place entre le 30 septemhre 567, année où Fortunat se fixa à Poitiers, et le 30 septemhrc 573, année où mourut Eufronius, archevêque de Tours.

4 CIIRONICON [c. ii, an. 821-840]

dédication aiusi faitte très sollempnellement, icelle église demoura en tel honneur et sans nulle corruption dempuix celui temps jucques au temps que les Normans encore païens yindrent par navire et la destruisirent du tout (F, f° 92 r°).

Quo tempore crevit grande malum in regno Francorum.

Namque iste Ludovicus, filius Karoli magni, quatuor filios genuit, scilicet Clotharium, Pipinum9, Ludovicum et Karolum Calvum, quos in vita sua reges instituit, derelicto Karolo adhuc puerulo, et eis omne regnum distribué, retenta tamen in dominatu suo Neustria solummodo. Unde mater valde tristis, plus diligens Karolum Calvum quam alios, precibus assiduis deprecata est patrem ut, antequam morti obiret, illum in regem sublimaret.

Pater vero, monitis matris commotus, hune Karolum, aliisfiliisnolentibuset calumniam imponentibus, in regem levavit, et Neustriam sibi regnum concessit, ac etiam Aquitaniam, quamvis Pipinus jam invaserat, tune addidit.

En celui temps sourdirent et s'esmeurent grans maulx et divisions ou royaume de France. Pour la cheson desqueulx cognoestre plus plainement est asavoir que Tempereur Loys, filz de Charles le Grant, engendra quatre filz? savoir Clotaire, Pépin, Loys et Charles le Chauve, desquelx il institua les troys ainsnez roys en sa vie, et leur distribua tout son royaume, fors la contrée de Neustrie seullement, laquelle il retint à lui. Mais laroyne, sa femme, qui mieulx amoit Charles le Chauve que les autres, très dollente de ce qu'il ne lui avoit ordonné une porcion du règne ainsi qu'à ses frères, pria le roy son mari par requestes ententives que, anczois qu'il mourut, il eslevast Charle, leur moindre filz, en majesté roy aile. Lequel

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