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xxiv INTRODUCTION
Pierre Le Baud. Le premier de ces motifs est que l'œuvre de Le Baud sert en quelque sorte de pièce justificative à mon édition. En effet, comme on ne possède plus de copie intégrale de la Chronique de Nantes et qu'il a fallu la reconstituer morceau par morceau, le fil conducteur dans ce travail de patience a été constamment la traduction de l'historien breton, qui, à peu de choses près, est complète. Pierre Le Baud dit à chaque instant qu'il emprunte tel ou tel renseignement, tel ou tel récit à la Chronique de Nantes, et j'aurais été obligé, presque à toutes les pages, d'invoquer son autorité et de citer ses propres expressions, pour me justifier d'avoir inséré dans mon édition un grand nombre de passages extraits de compilations diverses. Il était plus simple et moins fastidieux de publier in-extenso la traduction même qui me servait à la fois de guide et d'appuL
D'autre part, malgré les recherches faites de tous côtés, il m'a été impossible de restituer le texte latin de cinq chapitres de la Chronique de Nantes cités et traduits par P. Le Baud1. Force m'a donc été, pour ces chapitres, d'introduire dans mon édition le texte français, et, pour qu'on sût exactement quelle confiance méritaient ces récits qui ne nous sont pas parvenus en leur forme première, il était bon que le lecteur pût se rendre compte, par le plus grand nombre d'exemples possible, de l'exactitude et de la fidélité avec lesquelles Le Baud a presque toujours traduit la vieille Chronique de Nantes.
J'ai dit précédemment que Le Baud nous a laissé de cette Chronique deux traductions distinctes, qui se complètent mutuellement. J'ai relevé tous les emprunts, qui, figurant dans l'une, ne se retrouvaient pas dans l'autre. Quant aux cinq chapitres, dont le texte latin n'a pu être rétabli, j'en ai publié, séparément et in-extenso, les deux traductions françaises ; car, dans ce cas particulier, les moindres variantes étaient nécessaires à connaître.
Il y aurait maintenant lieu de se demander si tous ces fragments de la Chronique de Nantes, recueillis de côtés divers, se soudent exactement les uns aux autres et forment une œuvre complète. Il ne m'appartient pas de répondre d'une façon posi-