‹ La chronique (volume 3)Chapitre 41 sur 120 · Ces deux derniers noms omis dans le SuppK fr · texte numérisé non relu

Ces deux derniers noms omis dans le SuppK fr

tre hostel de Saint-Pol, sanz ce que nous en sçeussious aucune chose,; et s'en alèrent devant Thostel de nostredit filz le duc de Guienne [ouquel] hostelz ilz vouldrent entrer par force, et pour ce rompirent les portes contre la voulenté d'iceluy nostre filz et de ses gens et serviteurs, et y entrèrent de fait, et alèrent en sa chambre, malgré qu'il en eust et contre sa voulenté, non obstant quelconques [requestes et inhibicions] qu'il leur fist au contraire. Et quant ilz y furent entrez, prinsdrent de fait, violenlement et par force, nostre cousingermain le duc de Bar, le chancellier qui lors estoit de nostredit filz, et plusieurs autres nobles hommes noz chambellans et conseillers et de nostredit filz, et yceulz emmenèrent de fait en prison, là ou bon leur sembla, et les misdrent en plusieurs et divers lieux et prisons privées, où ilz les ont tenuz et fait tenir continuelement tant quilz ont peu. Duquel excès nostre dit filz print [et conceut si grant?] courroux qu'il en fut en péril de mourir^, ou très grand maladie. Et depuis, en persévérant en leurs faulz et desloyaulx propos, vindrent devers Nous en nostredit hostel de Saint-Pol, et là proposèrent, ou firent proposer en nostre présence [ce que bon leur sambla, disant] absolument qu'ils vouloient avoir certaines personnes qu'ilz avoient en escript en certain rolle quilz portoient, lesquelz estoient en nostre compaignie et présence, dont Loys, duc en Bavière, frère de nostredicte compaigne la Roy ne, estoit l'un. [Et, pluiseurs aultres notables hommes de] noz chevaliers, cham-

1 . Le ms. Supp* fr. 93 met a prist telle desplaisance et telle ire qu'il fut en péril, etc. »

bellans et conseillers, maistres de nostre hostel et aultres noz serviteurs de plusieurs et divers eslaz et en plusieurs offices prinsdrent par force, violence manifeste , et contre nostre voulenté les envoièrent en

prison en semblablement les . . . . '. Et

après ce, alèrent en la chambre de la Royne nostredicte compaigne, en la manière devant dicte, et en sa présence, contre son gré et sa voulenté, prinsdrent en sadicte chambre plusieurs dames et damoiseies, dont les aucunes estoient de nostre hostel et de celui de la Royne, et ycelles envoièrent prisonnières comme devant. Duquel excès nostredicte compaigne print en elle telle erreur^, paour et abhominacion qu'elle en fu en péril de mort, ou très griesve maladie. Et depuis la prise des dessusdiz hommes et femmes, iceulz malfaiteurs procédèrent envers plusieurs par voye de fait à leur voulenté par très durs tourmens de gehine et de tirannie merveilleuse contre toute forme de justice et de droict. Et aucuns aultres gens de nobles lignées et de grant estât tuèrent en la prison, et puis firent publier contre vérité que eulz mesmes s'estoient tuez, et les firent mener au gibet ; et aucuns des autres noièrent, les autres firent murtrir es lieux où ilz les avoient trouvez en prison. Et les dames et damoiselles qu'ilz avoient ainsy prinses, comme dit est, traictèrent très inhumainement. El jà soit ce qu'ilz feussent requis moult instamment qu'ilz voulsissent souffrir que la voye de justice feust ouverte aux per-

1. « Les mirent en prison, là où bon leur sembla, comme ilz avoient fait des aultres » (Supp* fr. 93).

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