‹ La chroniqueChapitre 51 sur 196 · Carkan » {Suppl. fr. i · texte numérisé non relu

Carkan » {Suppl. fr. i

pour combatre l'un contre l'autre. Durant lequel temps , en fut adverti le duc de Brabant qui estoit à Paris , et pour ceste cause vint liastivement devers ses gens et aussi devers l'autre partie , et fist tant que la besongne fut mise jus. Si fut très mal content de ceulx qui avoient esmeu ceste ruinée Car il avoit espousée la fille et héritière dudit conte de Saint Pol*. Et après, iceulx , passans parmy ladicte ville de Saint-Denis , alèrent à Paris devers leur seigneur et conte , lequel les ramena au giste es villages dont ilz estoient venus. Et adonc, pour paier les gaiges et soldées d'iceulx gens d'armes qui estoient venus au mandement du Roy et du duc de Bourgongne comme dit est, qui furent trouvez en monstres par les papiers des monstres, quinze mille bacinets et dix sept mille, que archers que arbalestriers , furent levées par tout le royaume grandes pécunes, tant par emprunts et tailles, comme autrement, et par espécial sur la ville de Paris. Et quant est à parler des maulx qui se faisoient par icelles gens de guerre, tant d'un parti comme d'autre, ilz ne se pourroient au long escripre. Mais pour vérité les églises et les personnes d'église, avec le povre peuple, furent pour ce temps fort oppressez.

En après, lesdiz Orléanois vindrent à tout leur puissance en gastant fort le pays, dudit lieu de Chartres jusques à Montlehéry, à sept lieues de Paris, et là, et es villes de là environ , se logèrent. Si portèrent , tous les princes de leur aliance et aussi toutes leurs gens de

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