‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 55 sur 350 · Sallier, Annales françaises, p · texte numérisé non relu

Sallier, Annales françaises, p

prescriptions formelles d'une Déclaration réglementaire en date du 23 août 1783, enregistrée le 5 septembre suivant, au parlement de Paris. Aussi, les jeunes conseillers des enquêtes, qui imputaient à Galonné cet acte de gaspillage, annoncèrent hautement l'intention de le dénoncer aux chambres assemblées. Galonné s'en émut; il ne se souciait pas d'assumer vis-à-vis du parlement la responsabilité d'une faute qu'il n'avait pas commise, et, d'un autre côté, il n'était pas non plus fâché d'arrêter le cours de semblables abus par un avertissement salutaire. De là un échange de lettres, conservées dans les cartons du contrôle général et qu'on y peut encore lire *. Le 8 août 1785, à la suite d'une explication avec le roi, Galonné s'adresse au premier président d'Aligre ^ : il lui raconte les faits et le prie d'user de' toute son influence pour éviter un esclandre. « Sa Majesté, écrit-il, a paru regretter ce qui s'est passé. Mais la chose étant faite, elle m'a témoigné qu'elle voulait qu'elle subsistât, en même temps qu'elle a déclaré qu'à l'avenir il faudrait suivre ponctuellement ce qui est prescrit par la loi enregistrée. » Le même jour, réponse du président, qui blâme énergiquement la décision prise, mais qui, par égard pour la volonté directe et persistante du roi, et sur la foi de ses promesses, se fait fort d'étouffer le débat. Enfin le 9 août, Calonne annonce le résultat à Louis XVI, de manière à ce qu'il comprenne le danger et profite de la leçon. « Comme je craignais, d'après un avis que j'avais reçu, que les arrêtés relatifs aux nouvelles pensions sur la ville ne fussent dénoncés à l'assemblée des chambres de ce matin, j'ai écrit à M. le premier président la lettre dont j'ai l'honneur de présenter une copie

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