‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 61 sur 350 · Eodetn, p · texte numérisé non relu

Eodetn, p

1 3 juillet 1788 et le grand hiver de 1789 ont été précédés par bien d'autres désastres. Un arrêt du conseil du

14 mars 1784 ' nous rappelle que l'hiver de cette année n'avait été guère moins préjudiciable aux classes agricoles. « Le roi s'étant fait rendre compte dans le plus grand détail des maux que la durée excessive du froid, l'abondance des neiges et le débordement des rivières ont occasionnés dans son royaume, a vu avec douleur que plusieurs villages ont été submergés, qu'un grand nombre de maisons et de ponts ont été emportés par les eaux, que les routes publiques sont dégradées en plus d'une province, et que partout la classe de ses sujets la plus indigente, et conséquemment la plus intéressante pour son cœur, a beaucoup souffert... A quoi voulant pourvoir... le roi, étant en son ^conseil, a ordonné et ordonne, qu'indépendamment des trois millions, que Sa Majesté a déjà accordés en moins imposé et en travaux de charité, pour la présente année, trois autres millions seront donnés et employés en distribution de secours dans les campagnes.. » Malheureusement, une si faible somme était hors de proportion avec la gravité des dégâts et le chiffre énorme des pertes. Son insuffisance ressort du travail préparatoire de répartition, dressé dans les bureaux du contrôle général ^ Il est vrai que « la généralité de Ghâlons est sans contredit celle de toutes les provinces, où les inondations occasionnées par la fonte des neiges ont occasionné le plus grand dommage » ; mais dans cette seule généralité, le total des pertes est évalué cà 1,333,199 livres 17 s.

Après les inondations viennent les sécheresses. Un arrêt du parlement ^ du 3 août 1786, relatif aux comté

1. Recueil des lots anciennes, par Isaaibert, t. XXVII, p. 399.

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