Eodem. Comparez Requête au roi, p
4. Ce sont les expressions mômes dont se sert Galonné, dans sa Re- (/UfHe, loco citato.
soin de recourir au procédé commode des anticipations sur les revenus futurs. Avant d'en créer et d'en émettre de nouvelles, il crut prudent de rembourser les anciennes, afin de rendre aux valeurs de ce genre la confiance qu'elles avaient perdue. Un premier acompte de trois millions fut porté « sur le compte courant de 1785 * », Restaient vingt-neuf millions à .inscrire sur celui de 1786, si l'on tenait à une liquidation complète.
Une autre liquidation non moins urgente était celle des dettes relatives à la guerre d'Amérique, guerre terminée depuis trois ans. Galonné assure qu'à son entrée en fonctions (novembre 1783), l'arriéré de ce chef s'élevait à 219 794 000 livres ^ Malgré plusieurs emprunts successifs, cette somme était loin d'être soldée en décembre 1785. C'est alors que Galonné demanda au parlement d'enregistrer un dernier emprunt de quatre-vingts millions, qui devait, suivant lui, permettre d'en finir avec ce sujet d'embarras. On sait que sa demande rencontra des résistances obstinées. Elles ne furent vaincues que par l'intervention énergique et personnelle de Louis XVI. La lutte fut si longue et si vive que Galonné résolut de ne plus subir désormais des épreuves dont l'issue lui inspirait des inquiétudes motivées.
Cependant la politique extérieure de la France l'avait conduite à contracter d'autres dettes qui, sans avoir l'importance de celles relatives à la guerre d'Amérique, contribuaient néanmoins à augmenter les charges du trésor. Un conflit venait d'éclater entre la Hollande et TAutriche. La France ne pouvait pas abandonner ses fidèles alliés des Provinces-Unies aux chances d'une lutte inégale; elle dut se préparer à les secourir, mais elle ne voulait pas non plus s'exposer aux dangers et surtout aux dépenses d'une intervention armée. Grâce