lier/uéte au roi, p
•2. Eoflem, p. 110.
:}. llcquête au roi, p. 107-108.
i. Eodem, p. 110.
naires étaient inférieures aux dépenses courantes, chaque exercice laissait donc au suivant un arriéré nouveau à solder.
Par l'effet de ces causes réunies, lorsque Galonné prépara « le bilan de 1786 », il y constata un vide de cent un millions... nonobstant l'emprunt de quatre-vingts millions consacrés à achever le payement des dettes de la marine ^. On peut s'en rapporter à lui sur ce point, car les chiffres dont il atteste l'exactitude coïncident, à peu de chose près, avec les chiffres acceptés par Bailly dans son Histoire financière, d'après les documents officiels. Si pourtant Galonné n'eût pas redouté d'autres obstacles, il aurait conservé l'espoir d'en venir à bout sans trop d'efforts et sans aucun bruit. En dehors des ressources légales, qu'il n'osait plus demander au parlement, il savait au besoin en créer d'illicites ; il connaissait à fond tous les « expédients secrets » que comportaient les pratiques financières de l'ancien régime. Durant le cours de l'année 1786, il ne craignit pas d'y recourir. En les multipliant, en en tirant la quintessence, il serait parvenu à se débarrasser des dettes exigibles.
Mais il se trouvait en face d'une difficulté plus sérieuse, qui accusait un désordre plus profond, un mal chronique, et qui s'opposait à l'équilibre du budget aussi bien dans l'avenir que dans le présent. C'était le déficit annuel, le déficit proprement dit, « qui était la vraie cause de la crise du moment » ^ A celui-là nul expédient n'était applicable et, tant qu'il subsisterait, il fallait renoncer à rétablir dans les finances un ordre durable et complet.