Droz, HisL de Louis XVI, t. I, p. 346 en note
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les délais, imposés à son ardeur, lui rendaient indispensable. Décidément, en jugeant sa conduite, Thistoire impartiale doit lui tenir compte des circonstances qui gênaient sa liberté d'action. Il avait à lutter contre la faiblesse du roi, les scrupules de Vergennes, la sourde hostilité de Miromesnil. Heureux si, malgré lant d obstacles, il parvenait à sauver les parties essentielles de son plan! A force d'insistance, il finit par obtenir qu'au moins la convocation des Notables serait irrévocablement annoncée le 29 décembre 1786. Il entraîna même Louis XVI à lui promettre de ne jamais Ta. andonner, quel que fût Taccueil réservé à .ses projets; et fier de cette royale promesse, se croyant sûr de Tappui du maître souverain, il oublia ses premiers mécomptes et se berça d'illusions, dont il ne devait pas tarder à reconnaître le néant.
Jusqu'alors, le secret convenu avait ét('' scrupuleusement gardé. Lorsque le roi fit connaître au conseil des dépêches la résolution qu'il avait prise, tous les membres présents, sauf Vergennes et Miromesnil, furent saisis d'un étonnement profond. Quelques-uns, comme le baron de Breteuil, étaient encore plus mécontents qu'étonnés. La reine elle-même se sentit douloureusement blessée de n'avoir pas été prévenue plus tôt d'un acte aussi grave. Dès ce moment. Galonné put se convaincre qu'il ne trouverait autour de lui, dans les hautes régions du pouvoir, ni aide, ni sympathie. A la cour, où la grande nouvelle se répandit aussitôt, le peu qu'on savait des nouveaux projets ne reçut pas un meilleur accueil. La plupart des habitués de Versailles « blâmaient une mesure qui leur annonçait des réformes et qui leur
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