Voir au môme Catalogue, les n»» 443 et suiv
2. Ces lignes sont extraites de Farrôt du Conseil du 2 septembre analyste plus loin.
Digiti
310 LA CHUTE DB l'aNCIEN RÉGIME
au vieux moyen dont il avait si souyent reconnu Tinefficacité. Un arrêt du conseil, en date du. 2 septembre \ cassa les décisions successives, prises par le parlement (le Paris, pendant le cours du mois d'août, jusques et y compris celle du 27. Toutefois, on doit recon* naître que la rédaction de cet arrêt annonce une volonté plus ferme que d'habitude. Après avoir analysé en quelques mots chacune des décisions incriminées, il les qualifié avec une juste sévérité. La conduite générale des magistrats est censurée avec une égale énergie. « Il paraîtra sans doute inouï, dit le préambule, que les officiers du roi se déterminent à attaquer ainsi sa puissance, et profitent du titre dont Sa Majesté a bien voulu les revêtir, pour exciter ses sujets à la fermentation par un prétendu examen de l'autorité royale... Il est du devoir de Votre Majesté d'arrêter une entreprise également contraire aux lois et au respect dû à sa volonté, et de faire cesser promptement le scandale d'un abus de pouvoir de la part d'un corps qui ne peut prétendre à l'exercice d'une partie de l'autorité royale, que pour s'occuper plus efficacement du soin de la maintenir. » Quant au dispositif, il ne se borne pas à prononcer la cassation pure et simple. Voulant aussi pourvoir aux dangereux eflets de la publication ordonnée par l'arrêté du 27, ilajoute : « FaitSa Majesté défense aux officiers dudit parlement, sous peine de désobéissance, de donner suite auxdits arrêtés, en quelque manière que ce puisse être, et à ses baillis et sénéchaux, et à tous ses autres officiers qu'il appartiendra, d'y avoir égard : en* joint pareillement aux intendants et commissaires départis dans les provinces, de tenir la main à l'exécution du présent arrêt, qui sera par eux envoyé aux bailliages et sénéchaussées du ressort dudit parlement qui se trou-