Archivet nationales^ B
Digiti
quée par le règlement pour pouvoir être officier municipal. » Aussitôt, le gouvernement s'émeut, généralise la question et adresse aux assemblées provinciales une circulaire * par laquelle il leur recommande d'examiner avec soin si Ton doit maintenir « le taux d'imposition qui avait été fixé uniformément à dix livres pour être admis dans les assemblées paroissiales *, et à trente livres dans les assemblées municipales % ou si Ton devait admettre quelques proportions relatives à l'état d'aisance ou de pauvreté des communautés des campagnes. »
Quelques jours après (16 septembre), un autre intendant, celui de Tours, signale de nouveaux obstacles à la formation des assemblées municipales *. « J'ai eu l'honneur, monsieur, de vous observer plus haut que les assemblées municipales ne sont pas prêtes, et, quoique mes subdélégués s'y emploient avec tout le zèle que j'en ai exigé, je ne prévois pas quand elles le seront. En tout temps, les assemblées de paroisse se tiennent mal : les syndics ne peuvent presque jamais y faire assister les habitants en nombre, lorsqu'il s'agit de nominations de collecteurs, de réparations urgentes à la charge de la paroisse, d'affaires les plus courantes, qu'en provoquant l'autorité de l'intendant et des menaces de sa part d'amender contre les défaillants. Cette insouciance, cette lenteur a lieu dans cette occasion-ci, dans le plus grand nombre des paroisses, et plusieurs de celles qui ont été le plus empressées sont tombées dans des erreurs qui donnent lieu à des contestations sur les élections, dont il faudra peut-être recommencer la plupart. » Cette fois, il s'agissait de vices plus difficiles à corriger. Pendant