DETTES ARRIÉRÉES ET EXIGIBLES
aux efforts de notre diplomatie, la paix se rétablit entre les deux adversaires, à la condition que la moitié de l'indemnité, exigée par TAutriche, serait supportée par la France, De làjrésulte que l'état des fonds fournis extraordinairement au département de la guerre « tant pour préparatifs de guerre en 1785 , que pour augmentation de cavalerie, supplément de fourrages et autres objets non compris dans l'état ordinaire de ce département, pendant les années 1784, 1785 et 1786 » atteint le chiffre de trente-quatre millions '. Déplus, la contribution de la France à l'indemnité stipulée était de neuf millions payables en deux termes égaux : total, quarantetrois millions dont la majeure partie restait due et exigible au commencement de Tannée 1786 •.
Vient ensuite le chapitre des dettes d'origine indéterminée, sur lesquelles personne ne s'explique, comme si tout le monde craignait qu'un contrôle attentif n'y découvrit matière à de graves reproches. Galonné affirme qu'en prenant la direction des finances, il a trouvé des dettes de cette nature pour cent soixante-neuf millions trois cent trois mille livres '. A Taide « d'atermoiements, de constitutions de rentes et autres arrangements », il commença par les réduire au chiffre de cent un millions *, qu'il dut se résigner à payer. En 1786, cette liquidation difficile n'était pas finie, et il y avait lieu d'y pourvoii' sans un plus long retard. Ajoutez les sommes considérables absêrbées par des travaux extraordinaires, travaux pour la plupart utiles, quelques-uns gigantesques comme ceux du port de Cherbourg, mais qui aggravaient la détresse du trésor sous prétexte de la masquer aux yeux du public. Enfin, puisque, chaque année, les recettes ordi-