Nouvelles observations sur les Etals généraux, p
crainte le rejetait sans cesse vers le système d^unité, conune vers une sauvegarde plus sûre pour ses intérêts et pour ses tendances.
Il est facile de suivre le travail des esprits, en ce qui touche cette question débattue, dans le cahier du tiersétat du bailliage de Nemours, rédigé par Dupont ^ : « Plusieurs paroisses du bailliage de Nemours, dit-il, et c'est une opinion qui parait assez généralement répandue, pensent qu'il serait à désirer que les deux ordres supérieurs fussent réunis en une seule chambre, qu'il n'y eût à l'avenir que deux ordres, l'ordre noble, qui contiendrait les gentilshommes et le clergé, et l'ordre des communes : de sorte que nos États généraux fussent divisés comme le parlement d'Angleterre^ en chambre haute et chambre des communes. Le tiersétat du bailliage de Nemours est porté sans doute à regarder, comme un avantage, tout ce qui tendra à diminuer le nombre des corporations et à rendre la nation plus une. Il croit qu'on devrait souhaiter qu'il n'y eût qu'un seul ordre et, par conséquent, il vaudrait mieux qu'il y en eût deux que trois. Il envisage encore à cet arrangement un autre avantage; ce serait de rendre les États généraux moins nombreux.... Lea États généraux pourraient n'être que de six cents personnes, dont trois cents dans chaque chambre, ce qui rendrait les affaires plus faciles à traiter. » Cependant le tiers état du bailliage de Nemours ne dissimule pas que la solution proposée est loin de le satisfaire complètement. « Il trouverait encore préférable que les députés des trois ordres, réunis dans les États généraux, ne formassent les deux chambres, que par un partage d'un tiers des membres de chaque ordre, choisis par ancienneté d'âge pour former la chambre haute, avec un droit