‹ La cigale; comédie en trois actesChapitre 110 sur 114 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MABIGNAN.

Le jeune Edgard. . .

Oui...

MARIGNAN

Vous ne l'aimez pas ?

Non, et j'en aime un autre... Comprenez-vous maintenant, comprenez-vous ?. . .

MARIGNAN

Je commence... Il me semble pourtant qu'à la rigueur on aurait pu trouver un autre moyen...

LA CIGALE, aettemeot.

Je n'avais que deux choses à faire...

MARIGNAN

Ah!

Retourner à la baraque... ou me réfugier chez l'autre, chez celui que j'aimais...

MARIGNAN

Chez celui que vous aimiez...

Mais comment m'aurait-il reçue?

MARIGNAN

Avec égard, sans aucun doute...

Et d'ailleurs que serais-je allée faire chez lui?... je ne voulais pas être sa maîtresse et jamais il n'eût voulu faire de

moi sa femme. Il a une âme fière... et un homme qui a une âme fière ne peut pas m'épouser... n'est-ce pas? onn'éneuse pas une jeune personne qui a été saltimbanque...

MA.RIGNAN, d'une voix faible.

Ce n'est pas l'usage.

Vous voyez bien que j'ai raison de retourner chez M. Carcassonne... mais, avant de laisser retomber entre le monde et moi la porte de la baraque, j'ai tenu à venir chez vous.

MARIGNAN

Chez moi...

Oui, je voulais vous voir au milieu des œuvres créées par votre génie.

MARIGNAN

Les voilà...

Tout ça en est?...

MARIGNAN

Il y en a bien une demi-douzaine qui sont de Michu, mais tout le reste est de moi...

LA CIGALE, prenant un petit tableau.

Qu'est-ce que ça représente ça?

Elle tourne et retourne le tableau dans tous les sena. MARIGNAN.

Ça?

Oui...

* La Cigale, Mariguan.

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