ACTE TROISIÈME 15l
MJIRIGNAN.
Moi...
Oui!...
MARIGNAN, à part.
Voilà la lutte qui recommence.
Vous ne répondez pas...
MARIGNAN
Décidément non... non, je ne peux pas... mais ne vous y trompez pas, du moins, mes motifs sont honorables.
Honorables?
MARIGNAN
Tout ce qu'il y a de plus honorable... Il y a des cas où l'on peut épouser une saltimbanque, mais il y en a d'autres où l'ou ne peut pas... Quand cette saltimbanque n'a pas le sou, l'on peut... mais, quand elle est riche comme vous l'êtes, on ne peut pas., parce qu'alors les camarades...
Ah! que je suis heureuse de vous entendre parler ainsi... Vous avez au moins quelque chose de l'artiste.
Le talent?
Non... mais la grandeur du caractère... ainsi, c'est parce que je suis riche que vous refusiez?
MARIGNAN
Pas pour autre chose.
Mais alors rien de plus simple, cette fortune...
MARIGNAN
Eh bien?
J'y renonce.
Vous feriez cela?
HARIGNAN.
Qu'est-ce que ça me fait à moi, l'argent? Je ne suis pas une demoiselle, moi... je suis une bohémienne, une sauvage... je ne pense qu'à mon amour... Et je t'aime, tu entends... depuis le jour où je t'ai vu pour la première fois, je t'aime !
(Elle tombe dans ses bras. — La baronne et le marquis sont entrés sur les derniers
mots '.) Savez-vous ce que nous allons faire maintenant?
Non.
Nous allons aller trouver ma tante et nous lui dirons...