ACTE PREMIER
Voilà ce que je craignais.
MARIGNAN, déplus en plus inquiet.
Qu'est-ce qu'il y a, voyons, qu'est-ce qu'il y a?...
LA CIGALE, étudiaot la main de Uarigaaa.
Vous avez une nature généreuse...
MARIGNAN
Oui...
LA CIGALB.
Votre caractère est noble.,.
MARIGNAN
Oui...
Votre âme est belle...
MARIGNAN
Oui...
Et vous aimez?...
MARIGNAN
Oui... j'aime Adèle... une blonde.
Elle est blonde... j'allais le dire.. . (eq riant.) Eh bien, cette personne...
MARIGNAN, très-sérieusement.
Cette personne?...
LA CIGALE, voyant l'air sérieux do Marignan et laissant retomber la main de M arignan .
Rien... c'est des bêtises, la bonne aventure ; êtes-vous bête de croire à ça...
MA.RI6NAN, tendaut la main et séiiensemeut iaqniet.
Cependant, puisque vous avez commencé...
Lk CIGALE.
Rien, je vous dis, il n'y a rien. (Bas, à Mkhu.) Je ne peux vraiment pas lui faire part de ce que j'ai vu... Celte femme... cette femme... cette femme qu'il adore..
Eh bien?...
Eh bien, elle le trompe...
MI CHU, souriant.
Vous croyez?...
Elle le trompe avec un singe...
MI CHU, vexé.
Vous croyez?...
Il remonte vers le fond.
J'en suis sûre...
La petite porte de droite s'ouvre doucement, paraît Dulcoré. Marignan va s'as seoir à la table de gauche. — La tigale tire un vieux jeu de cartes de s» poche et étale des caites sur la table devant Marignan.