‹ La cigale; comédie en trois actesChapitre 38 sur 114 · ACTE PREMIER îif · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER îif

Je la prends... mes moyens me permettent de la prendre... (ADuieoré.) N'est-ce pas, monsieur?...

DULCORÉ, s'iDclinant.

Oui, mademoiselle...

LA CIGALE, à MarignaD.

Je pars... mais avant de partir... (Elle prend des billets de bauqne dans lo portefeuille de Duieoré.) Tenez, voici les trois ccnlsfrancs que vous avez donnés pour mon dédit... et puis ce que vous avez ajouté. Oh! n'ayez pas peur... je peux vous rendre tout ça sans être gênée... n'est-ce pas, monsieur?...

DULCORÉ.

Oui... mademoiselle...

M A R I G N A N , très-étonné .

Mais que vous est-il donc arrivé?

Vous saurez ça plus tard... car nous nous reverrons... oui, nous nous reverrons, j'en suis sûre... Mais il faut d'abord... il faut d'abord qu'il se passe un tas de 'choses... il faut que vous vous aperceviez... (Regardant Adèle et Michu.) de ce dont vous vous apercevrez tôt ou tard,.. Et puis il faut que je vous jette quelque chose à la tète... tout ça ne peut pas se faire en un jour.

Elle est folle...

Croyez-vous?... Je suis bien sûre que non, moi, je suis bien sûre que non... Au revoir, monsieur Marignan, au revoir... (Tendrement.) Au rCVOir... (a Dideoré.) AlloUS, monsieUT, allons !.. . (Ah moment où elle va sortir, elle rencontre sur le seuil de laporta Carcassonne, Bibi et Filoclic.) Ah ! ah! VOUS VOilà, VOUS autreS !..,

CARCASSONNE *

Oui, nous voilà. Nous voyons ce que tu veux, la Cigale... plus d'engagement, n'est-ce pas?... tu veux être payée au cachet?

Qu'est-ce que c'est? banquistes!! apprenez que je n'ai plus rien de commun avec vous... Je vous quitte, mais je tiens à vous montrer que je n'ai pas de rancune... voilà vingt francs, faites-moi un groupe...

CARCASSONNE

Ah çà ! mais...

LA CIGALE, avec autorité.

Pas d'explication, faites-moi un groupe : Hercule hésitant entre la vertu et la volupté .. . (a Marignan) Vous allez voir comme c'est beau... (aux saltimbanques.) Eh bien 1

CARCASSONNE, tapant trois fois Jans ses mains **.

Allons, messieurs, au travail...

Bibi et Filoche jettent leurs ebapeaux par terre, ôtent les paletots râpés qu'ils portent par-dessus leurs costumes d'bercule et Je pitre. Les trois saliimbanques forment un groupe : Carca?sonne un bras tendu vers la droite; Filoche un bras tendu vers la gauche; Bibi, les deux mains en avant, regarde fixement Adèle avec un sourire.

A la bonne heure! n'est-ce pas que c'est beau? (a Ma.ignan.)

N'est-ce pas, monsieur, que c'est beau? (Mais Marignan ne l'écoute pas î le regard et le sourire de l'hercule, obstinément fixés sur Adèle, commencent àirriter Marignan. — A part, entre ses dents.) Ah OUll... la blonde !.,.

(Haut, à Duicoré.) Allons, mousieur, partons... monsieur...

DULCORÉ.

Je suis aux ordres de mademoiselle...

La Cigale et Duicoré sortent par la porte du fond.

* Michu, Adèle, Marignan, Carcassonne, Bibi, Filoche, la Cigale, Duicoré. •* ilichu, Adèle, Marignan, Carcassonne, Bibi, Fil> che, la Cigale, Duicoré.

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