I.DGARD, saluant, va à la Cigale
Mademoiselle...
Monsieur...
Elle s'évente avec gaucherie d'un mouvement mécaniijue. LA BARONNE.
Asseyez-vous là, les enfants... asseyez-vous là, et bavardez
tout à votre aise. (Ele les fuit asseoir sur le canapé. La Cigale et EJgard restent là penauds et embarrassés chacun à l'une des extrémités du canapé. Bas,
aii marquis.) Ils sont cbarmaiîts.. n'est-ce pas?...
LE MARQUIS, bas.
Ils sont adorables...
LA BARONNE, bas.
Laissons-les seuls sans en avoir l'air... Allons faire untoui sur la terrasse.
Le marquis et la baronne remontent vers le fond . * La Cigale, Edgard, la baronne, le marquis
EDGARD, elierchant quelque chose à dire et ne trouvant rien.
Mademoiselle. .
LA CIGALE, même jeu.
Monsieur...
LE MARQUIS, du foiul, bas, à la baronne.
Ils sont adorables, mais, s'ils y vont de ce train-là, ça pourra durer longtemps... ils ne se disent pas un mot...
LA BARONNE
L'embarras d'une première entrevue... mais ça va s'animer... Venez .. venez.
EUe sort.
Oui, je viens... je viens, (n redescend vivement en scène et donne un nouveau coup de poing dans le dos d'Eilgard en lui disant.) MaiS Va doUC...
mais va donc...
Surpris par cette bourrade, EJgard a fait un bond sur le canapé. Le bond d'Edgard a fait bondir la Cigale, et ils restent quelques instants à se remettre, interdits, sjipéfaits. Edgard et la Cigale restent seuls.
EDGAR Dj très-lentement, cherchant ses mots *.
On m'a raconté votre bistoire, mademoiselle, elle est on ne peut plus intéressante... Vous avez été enlevée par des bohémiens...
LA CIGALE, se mettant à réciter sa leçon, comme poussée par un ressort.
Oui, à l'âge de trois ans et demi... ces bohémiens m'emmenèrent en Suisse, et, là, une honnête famille, la famille d'un pasteur. .
EDGARD
Écoutez-moi, mademoiselle...
Vous m'avez fait peur... (Reprenant.) Et, là, une honnête famille, la famille d'un pasteur, touchée de ma...
* La Cigale, Edgard.