ACTE DEUXIÈME
EDGARD
Elle est superbe. Et vous, celui que vous aimez ?...
Il est splendide !!!...
EDGARD, se levant et saluant la Cigale.
Mes compliments.
LA CIGALE, sa levant également et donnant une nouvelle poignée de main à Edgard.
Enchantée. ..enchantée... Et moi qui avais si peur... Ah! ma foi, je n'y tiens plus... Vous êtes trop gentil, vous aussi...
Elle lui saute au cou et l'embrasse.
EDGARD
Je suis un bon garçon...
11 embrasse à son tour la Cigale. Le marquis et la baronne reparaissent au fond. La baronne pousse un grand cri et veut s'élancer.
LA BARONXE.
Eh bien, eh bien, qu'est-ce qui lui prend ?
LE MARQUIS, retenant la baronne.
Mais laissez-les donc... ça va très-bien... Laissez-les donc...
Eilgard embrasse encore une fois la Cigale. Celle-ci, enthousiasmée, fait une petite pironette et lève légèrement la jambe. EJgard imite la Cigale et lève aussi un peu la jambs.
LA BARO.NNE
Certainement non, je ne les laisserai pas.
Elle se précipite et vient se placer entre les deux jeunes gens. EdgarJ se met à saluer cérémonieusement la baronne.
LE MARQUIS, à part *.
Je savais bien que la Suisse était le pays du monde où on élevait le mieux les jeunes personnes... mais je n'aurais jamais supposé...
* La Cigale, la baronne, Edgar 1, le marquis.
LA BARONNE, à la Cigale.
Eli bien , il me semble que ça n'allait pas mal, la conversation...
Ça allait très-bien, petite tante... ça allait très-bien...
LE MARQUIS, s'approchant d'Edgard.
Je suis très-content de toi, Edgard, très-content, très-content... et, pour te le prouver...
EDGARD
Vous me donnez les dix mille francs ?
LE MARQUIS
Non, pas encore... mais voici un à-compte.
EDGARD, fmieuï.
Vingt francs !...
Grand broulisha au dehors. Entrée de Dulcoré.