SCÈNE II
Les Mêmes, MARIGNAN ; pms UN GAMIN.
MARIOWN* .
Reo-ardez-moi bien... je suis sur qu'il me manque encore quelque chose... Je ne sais pas ce qui me manque... mais je suis sûr qu'il me manque encore quelque chose...
MICHU, tournant autour de Marignan.
Mais non; tu as ton sac, tu as ton parasol, tu as ton pinchard ".
MARIGXAy.
Mon pinchard?... est-ce que je l'ai, monpinchard? Ah' oui
(Montrant le pliant qu'il tient à la main.), le VOUà, mon pinchard. TURLOT, qui a aussi examiné attentirement le harnachement de Marignan.
Il VOUS manque votre gourde, monsieur Marignan.
Il va prendre la gourde dans le bulfet. MARIGNAN'.
Qu'est-ce que je vous disais?... Je savais bien bien qu'il me manquait quelque chose... ma gourde.
TU R lot; il passe le conlon Je la gourde au cou de Marignan.
La voici... avec une lettre que le facteur vient d'apporter pour vous...
* Marignan, Michu, Turlot.
** Michu, Marignan, Turlot.
i LA CIGALE
M ARIGN AN, donnant sa boite à eonlears à Michu, son pinehard à Tmlot, et prônant la lettre.
Je reconnais l'écriture... c'est une lettre d'Adèle... Tu entends, Michu... c'est une lettre d'Adèle...
MIGHU, d'un air indifférent.
Ah!...
Ah! ah!.
TU R LOT, regardant Michu
MARIGNAN, à Turlot.
Qu'est-ce que vous avez?...
Rien, monsieur Marignan, rien du tout.
MARIGNAN
Une lettre d'Adèle, (u embrasse la lettre.) Ah !... (il lit.) Mon chéri, f avais trop présumé de mes forces, je ne puis pas rester huit jours sans te voir, (parlant.) Elle m'aime bien, mais, moi aussi, je l'aime bien... (Embrassant la lettre.) Cette chèie Adèle... (Lisant.) Demain jeîidl, je prendrai le train de neuf heures et je serai à onze heures à la gare de Melun. Viens me chercher avec une voiture. Je t'envoie tous les baisers de mon cœur.
ADÈLE
MICHU
Il n'y a pas de post-scriptum ?.,.
MARIGNAN
Non ! pourquoi me demandes-tu ça ?
MICHU
Pour rien... je croyais... les femmes ont tellement l'habitude...
MARIGNAN
Il n'y en a pas. Demain jeudi, c'est aujourd'hui?
Miobii, Marigna.i, Turlot.