MATIN D'ETE
Caché sous le ciel matinal D'où la brume s'éloigne à peine, Le village au bord du canal Repose au milieu de la plaine.
On n'entend d'autre bruit vivant.
Que la plainte de l'eau qui passe; Les ailes d'un moulin à vent Pendent lourdement dans l'espace.
Sous un large flot de soleil Bientôt la campagne s'anime ; L air a secoué son sommeil ; Le jour jaillit de cime en cime.
Les champs et les bois réveillés Brillent dans les clartés nouvelles, Et des moulins lourds et mouillés On voit tourner les grandes ailes.
ANTON Y VALABREGUE. 137