DERNIER VŒU
Si, mort, je dois revivre en cent métamorphoses
Et sentir que je vis, Je voudrais, rose ou lys, être parmi les choses
Dont les yeux sont ravis; Je voudrais me mêler à ce qui, par le monde,
Baigne dans la clarté, Et sentir que je sers, moi, poussière féconde,
A faire la beauté; Mais surtout j'aimerais renaître en ce qui vibre.
Et, grand chêne ou roseau, Supporter quelquefois, sous le vaste azur libre,
La cigale et l'oiseau.
PAUL ARÈNE