DUBOIS, HECTOR
Eh bien.^
DUBOIS
HECTOR
Vous me voyez dans un grand embarras.
DUBOIS
Comment .>
HECTOR
Je n'ai pu pénétrer jusqu'à Son Altesse... les ordres les plus sévères viennent d'être donnés... Personne ne peut entrer ici sans une invitation... Madame va donner une fête parée, et pas un des invités ne doit paraître devant Son Altesse, s'il n'a revêtu d'abord un des nombreux costumes qu'elle a fait placer, là, dans les deux salles du Midi.
Un costume?
HECTOR
Il est impossible d'échapper à cette loi... Le premier maître des cérémonies éconduisait à l'instant même madame de Brancas en lui disant tout haut et de l'air le plus magistral : Madame, l'ordre est général... Son Altesse s'y soumettra la première... elle daignera paraître en Diane...
DUBOIS
Mais alors,., moi -même i^... et pourquoi pas?... Les sottises sont raisonnables qui profitent à la raison... Vite donc... la crise approche... Le Régent attend un mot de moi... ce mot, je vais te l'écrire et tu partiras sur-lechamp. (Il va s'asseoir.)
HECTOR
Oui, monseigneur!...
BEL ROSE, qui regardait depuis un moment dans le fond du théâtre, approche vivement d'Hector.
Monseigneur, dis-tu, monseigneur Dubois, le premier ministre du Régent r*
HECTOR
Que t'importe !... Laisse-nous.
DUBOIS, qui a fini d'écrire, se lève et dit à Hector.
Tiens... voilà mon billet à Son Altesse... (Apercevant Beirose.) Quel est cct hommcr"... que veut-il.^
BELROSE.
Un moment d'entretien avec Votre Excellence.
DUBOIS
Plus tard... mes moments sont comptés. (.\ Hector.) Vite,
vite, et garde surtout qu'on te voie!.,. (Dubois son par U gauche — Hector par la droite.)