CONCLUSIONS
1» Lorsqu'un liquide pénètre avec vitesse et d'une manière intermittente dans un ' ' ' conduit élastique déjà plein, il se forme, dans la colonne liquide tout entière des onde* positives qui se transportent avec une vitesse indépendante du mouvement de translation du liquide. Ces ondes semblent soumises aux lois générales des mouvements ondu- t~~*f~*f~ latoires; des appareils spéciaux permettent de les étudier;
2» La vitesse de transport d'une onde est proportionnelle à la force élastique du tube elle varie en raison inverse de la densité du liquide employé; elle diminue graduellement pendant le parcours de l'onde; elle croit avec la rapidité d'impulsion du liquide ■
3° L'amplitude de l'onde est proportionnelle à la quantité de liquide qui pénètre dans
l»de^ C"e dimi"Ue pe" a peu pendant le Par-
4» Quand un afflux de liquide dans le tube est bref et énergique, il peut se faire sous Influence de cette impulsion unique, une série d'onde, successives qu n arct „î ' les unes a la suite des autres. Ces ondes secondaires, formées suivant les lois du mot
MAR-'Y, Circulation. ,„ ^IrT 6*~'~~ a
de comprendre un grand nombre de phénomènes qui se passent dans la circulation du sang. Les ondes multiples, directes et réfléchies, se produisent nécessairement dans l'aorte, car l'existence d'un écoulement terminal n'en empêche pas la formation g 151. Il y aura donc des ondes primaires et secondaires dans l'aorte, et cela va expliquer certaines indexions du pouls aortique et même de la pulsation ventriculaire, dont il n'était pas possible de comprendre la production.
vement vibratoire, ont des amplitudes graduellement décroissantes; en outre, elles peuvent être suivies plus ou moins loin sur le trajet du tube : les dernières formées, étant les plus faibles, s'éteignent les premières;
5° Quand une onde est suivie d'ondes secondaires, on peut mesurer la longueur de chacune d'elles, d'après l'intervalle qui sépare deux sommets consécutifs. La longueur d'une onde augmente quand diminuent sa vitesse et son amplitude;
6» Si au lieu d'introduire du liquide dans le tube, on en retire au contraire une petite quantité, il se forme une onde négative qui est soumise aux mêmes lois que Tonde positive et peut être suivie d'ondes négatives secondaires ;
1° Lorsque le tube dans lequel se forment les ondes est fermé, ou suffisamment rétréci à son extrémité, il se forme des ondes réfléchies qui suivent un trajet rétrograde et reviennent à l'origine du tube. Ces ondes réfléchies se distinguent des ondes directes, en ce que la compression du tube en aval du point exploré augmente l'intensité des ondes directes et supprime les ondes réfléchies. Au lieu où se fait la réflexion, 1 amplitude des ondes augmente, ainsi qu'on l'observe à la surface d'un bassin, quand les ondes viennent en frapper les bords;
8" Si le liquide pénètre avec une grande rapidité dans un tube à parois peu extensibles on voit se former ce qu'on pourrait appeler des vibrations harmoniques; elles sont surajoutées aux ondes. Ces harmoniques n'apparaissent pas à l'orifice d'entrée du tube mais seulement un peu plus loin; elles disparaissent près de l'extrémité opposée;
9»'ouand le liquide pénètre dans le tube, en grande quantité et pendant assez longtemps, son afflux prolongé s'oppose à l'oscillation rétrograde qui fait naître les ondes secondaires. Toutefois, celles-ci peuvent apparaître à une certaine distance de 1 onl.ee d'entrée du tube;
10» Dans les tubes branchés, de calibres et d'épaisseurs semblables, il se fait un niêlange très compliqué d'ondes qui passent d'un tube dans l'autre. Mais, dans les contons de la circdaL du sang, l'aorte ne permet pas le passage des onde d une aSe dans une autre. L'aorte a ses propres ondes, qu'elle envoie dans toutes les ar- ^ oi, elles se transforment plus ou moins, mais elle éteint et absorbe, comme un l-éservoi, élastique, les ondes que chaque artère lui apporte, et ne les envoie peut aux
autres; , , . ,
11« Ouand de petits lubes de longueurs inégales sont branches sur un tube plus Jl comme les artères le sont sur l'aorte, chacun de ces tubes est le siège d ondes qùïïuflTpropres, qui se forment à son intérieur et dont la longueur Varie avec cel.e du tube.