CHAPITRE XVI
s'observe et que des oncles formées dans l'aorte ou dans l'artère pulmonaire retentissent dans le ventricule correspondant du cœur.
Des ondes sanguines dans la petite circulation.
g 1 58 . — Les varia! ions ondulatoires de laioression du sang dans
le ventricule, dans l'oreillette et dans la pulsation du cœur droit, qui
ct^*~' /"A~*s/
2 pulsation du cœur droit, qui . 1é. ^ c*. systole venlriculaire, sont les^Jh*^1^^^'-*-^ ulmonaire. — Dans l'analyse^^^^JJT^^
se produisent pendant la durée de la retentissements des ondes de l'artère puh
des tracés cardiographiques , chap. vu, nous avons réservé au § 69 l'interprétation des trois ondulations qui sont synchrones dans le tracé de la pression dans l'oreillette, dans celui du ven-
Fig. 131. Effets des ondes do l'aorte pulmonaire sur les tracés cardiographiques recueillis sur
le cheval.
tricule et dans la pulsation du cœur (1, 2, 3, fig. 131). Nous avions attribué d'abord les oscillations de la pression dans l'oreillette aux vibrations des valvules auriculo-ventriculaires refoulées d'une manière intermittente du côté de l'oreillette. Or, ces vibrations valvulaires ne peuvent être que passives; elles sont nécessairement provoquées par des changements périodiques de la pression du sang dans le ventricule droit. Ces changements de pression ne tiennent évidemment pas aux phases propres du raccourcissement
des parois vonlriculaires ; les phases de ce mouvement nous sont connues par les expériences de myographie du cœur. C'est dans les oncles sanguines de l'artère pulmonaire qu'il faut chercher la cause des changements de pression dans le ventricule droit pendant la durée de la systole, c'est-à-dire pendant le temps où la cavité du ventricule droit communique largement avec celle de l'artère pulmonaire.
^o^tCi^J- Cette cause étant admise, il est clair que, chaque fois qu'une ^Vï^ oncle rétrograde venant de l'artère pulmonaire retournera au cœur droit, l'élévation de pression se fera sentir à la fois dans ventricule et clans l'oreillette. L'onde rétrograde aura deux effets : d'une part, elle refoulera les valvules auriculo-ventricu-
laires vers l'oreillette et y élèvera la pression; d'autre part, elle accroîtra la dureté du ventricule lui-même et retentira du côlé ^)de la pulsation du cœur droit par une élévation du tracé1. 1 Tout changement dans la pression artérielle retentit sur la pression intra-yentriculaire, comme cela résulte des considérations précédemment émises sur les relations de l'effort ventri-
1. Qu'on n'objecte pas que la présence des valvules sigmoïdes devrait empêcher le retentissement de ces ondes rétrogrades dans le ventricule droit. Les valvules ne se Jl ferment qu'au moment du relâchement ventriculaire, quand il y a une grande inégn litô de pression sur leurs deux faces et quand il y a commencement de reflux du sang (A~yvww~-^ de |,aorte vers ie ventncule. Pendant la durée systolique, les oscillations de la colonne
de sang lancée dans les artères ne constituent pas un véritable reflux, une rétrograi dation du sang; elles ne sont que des saccades dans la progression du sang: celui-ci .^SÙ^^- ne cesse pas de passer du ventricule aux artères, mais progresse d'une manière sac-
cadée. Nous avons déjà vu (§ 151) que les ondes qui oscillent dans un tube ont un mouvement indépendant de la progression du liquide lui-même.
On peut prouver que, dans ces oscillations des tracés, le rôle des valvules auriculo-ventriculaires est nécessairement passif, et qu'il est commandé par des changements de la pression dans le ventricule. En effet, si les valvules vibraient d'ellesmêmes, au lieu de variations de même sens de la pression du sang dans l'oreillette et dans le ventricule, on devrait voir des variations de sens inverses. Les valvules, en Rabaissant activement, diminueraient la pression du sang dans l'oreillette et l'augmenteraient dans le ventricule; inversement, en s'élevant du côté de l'oreillette, elles y augmenteraient la pression, mais elles la feraient diminuer dans le ventricule et atténueraient la pulsation du cœur. Il est donc évident que la variation de pression ventriculaire est la cause qui commande les mouvements des valvules.
Si le contrôle expérimental fait encore défaut pour démontrer la présence d'ondes sanguines oscillant dans l'artère pulmonaire du cheval, le raisonnement prouve que ces ondes rencontrent toutes leurs conditions d'existence § 154 et note, puisque le san- du ventricule droit pénètre brusquement dans l'artère pulmonaire, où il trouve une résistance très faible, en raison de la faible tension de ce vaisseau. Du reste, la brusquerie de la pénétration du sang dans l'artère pulmonaire est directement prouvée par la pente descendante du sommet de la courbe systolique du ventricule droit (§Go).